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Composition
Le Conseil d’administration de la SNPN 2016-2017

Président - Jean Untermaier
Vice-présidente - Stéphanie Hudin
Vice-président - Rémi Luglia
Vice-président - François Moutou
Vice-président - François Ramade
Vice-président honoraire - Pierre Pfeffer

Secrétaire général - Jacques Marinier
Secrétaire générale adjointe - Marie-Hélène Baconnet
Trésorière - Clarisse Holik
Secrétaire du Conseil - Eric Coulet


Administrateurs


Philippe Cochet
Michel Coudriau
Lauriane d’Este
Michel Echaubard
Jacques Fretey
Charles Genet
Jean-Marie Gourreau
Vincent Graffin
Marie-Odile Grandchamp
Thomas Luglia
Michel Metais
Jean-Marc Pons
Bernard Salvat
Gabrielle Thiébaut

Administrateurs honoraires : Philippe Bruneau de Miré


JEAN UNTERMAIER


Activités universitaires
Jean Untermaier a passé son enfance en Sâone-et-Loire à Sennecey-le-Grand. Il entra à la faculté de Lyon en 1961 et ne la quitta que deux fois : la première pour faire son service militaire en Afrique, où il fit de l’ornithologie avec Jean-Marc Thiollay qui travaillait à cette époque à la station de Lamto ; la seconde, en 1974, pour enseigner durant trois ans à Saint-Etienne après avoir obtenu l’agrégation de droit public.
En 1967, il choisit le sujet de sa thèse de doctorat d’Etat, intitulée « La conservation de la nature et le droit public » (1972), grâce à l’ornithologie qu’il pratiquait déjà depuis quelques années.
Membre du Centre Ornithologique Rhône-Alpes, en ce temps où les associations naturalistes se préoccupaient beaucoup de protection, il fut très sollicité en tant que juriste pour s’occuper de contentieux : donc pas question d’échapper au droit de l’environnement. Le thème de la conservation s’avérait idéal pour que se rejoignent la recherche en science juridique, la passion des oiseaux et les activités militantes.

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Jean Untermaier
Photo Vincent Vignon

Au début de la décennie 1970, le droit de l’environnement n’existait pas vraiment en tant que tel.
Le premier manuel, en fait un traité, celui de Jean Lamarque, parut un an après la soutenance de la thèse de J. Untermaier. Il s’intitulait « Droit de la protection de la nature et de l’environnement », reprenant ainsi le titre du ministère créé le 7 janvier 1971. J. Untermaier s’est attaché à faire entrer le droit de l’environnement dans les programmes de la Faculté.
Le cheval de Troie, si l’on peut dire, fut le droit de l’urbanisme. Chargé de ce cours à Saint-Etienne et à Lyon, il y glissait beaucoup de protection : la législation sur les sites et les monuments, les établissements classés dangereux, insalubres et incommodes, qui deviendront « installations classées » en 1976. Puis, le droit de l’environnement a conquis son autonomie. Dans la foulée, en 1979, il créa le D.E.S (Diplôme d’études supérieures, l’ancêtre du « Master 2 ») de droit de l’environnement, ainsi qu’une structure destinée à supporter à la Faculté l’enseignement et la recherche en la matière : l’Institut de droit de l’environnement.
Cette période fut passionnante. Il fallait écrire le droit sur le terrain. Ainsi, pour les parcs naturels régionaux on ne disposait que du décret les instituant (1967), d’une circulaire et des actes du colloque de Lurs (1966) ; il rencontrait les chargés de mission qui s’occupaient de la mise en place, largement expérimentale, des parcs rhônalpins et en Bourgogne : Morvan, Pilat, Vercors.
J. Untermaier s’impliqua fortement dans la Société française pour le droit de l’environnement (SFDE) créée à l’initiative de Michel Prieur en 1975, cependant que voyait le jour quelques années plus tard à Lyon une section régionale de ladite société. Le travail portait sur les textes législatifs touchant à l’environnement, pour comprendre d’abord et le cas échéant, tenter d’y insuffler un peu plus d’écologie. De colloque en colloque, et aussi de manière plus concrète, dans le cadre du Comité législatif d’information sur la nature et l’environnement (COLINE), aujourd’hui disparu mais qui en son temps joua un rôle de réflexion et d’impulsion non négligeable, il fut de ceux qui s’efforcèrent de donner un sens au pour (le droit de l’environnement) de la SFDE.
Au cours de la décennie 1980 et après, J. Untermaier fut accaparé par l’action internationale, au sein de la délégation française à la Conférence des Parties de la Convention de Ramsar, de la Commission juridique de l’UICN, dont il est toujours membre et participe à ce titre au Comité français ou par les assemblées générales de l’UICN et diverses conférences internationales, y compris celle de Rio, en 1992.
Quant à ses activités de recherche, elles se sont concentrées sur le droit de la protection de la nature et en particulier les zones humides.
Il est vrai d’un autre côté qu’à l’instar des juristes de l’environnement de la première génération, il a gardé sa spécialité d’origine, le droit administratif en l’occurrence , et pour ce qui concerne le droit de l’environnement lui-même, conservé un statut de généraliste. De sorte qu’il a travaillé aussi, entre autres, sur la gestion de l’eau, les déchets, les études d’impact, ainsi que pour des raisons d’attachement personnel, sur la conservation des monuments historiques, des paysages et du patrimoine culturel dans son ensemble.

Activités associatives
Elles se sont déroulées majoritairement en Saône-et-Loire, un peu à Lyon aussi et, avec FNE, à Paris.
Son premier engagement remonte à la Société des Sciences naturelles de Sennecey-le-Grand, laquelle avait alors pour unique mission ou à peu près, l’exposition mycologique annuelle et quelques réunions. Avec d’autres, il s’est attaché à faire entrer les oiseaux, en particulier les rapaces dans la salle des champignons, et à organiser des sorties naturalistes.
Les frères Janin, Jean-Pierre Gillot et Jean Untermaier créèrent le Comité départemental de la protection de la nature en Saône-et-Loire, qui vient de fêter son 30ème anniversaire non sans une certaine pompe : un millier de personnes à Chalon-sur-Saône pour écouter Hubert Reeves. Le CDPN procède du mouvement qui a vu naître plusieurs grandes associations régionales et la Fédération française des sociétés de protection de la nature.
Son combat majeur fut la liaison Rhin-Rhône qu’il gagna, certes pas tout seul, de même qu’il contribua à éviter l’implantation d’une centrale nucléaire à Boyer, dans le sud de la Bourgogne.
Il y eut évidemment aussi la période FNE dont Jean Untermaier fut administrateur puis, de 1990 à 1992, président.

Activités ornithologiques
J. Untermaier fit ses premières armes au CORA avec pour maître Philippe Lebreton qui projetait sur l’avifaune, la nature et la société une rigueur qui aurait pu être protestante (ce qui n’était pas le cas), un humour acéré et beaucoup d’élégance. Le professeur Lebreton, en ce temps là, appréciait peu que les jeunes ornithologues délaissent la Dombes pour s’en aller « cocher » dans les pays lointains. Transgressant cet interdit qui n’en était pas un, J . Untermaier a pour sa part pas mal voyagé, d’abord en Europe et en Afrique de l’Ouest, puis un peu partout et il continue à le faire lorsque l’opportunité se présente.

Activités municipales
Maire de Montceaux-Ragny (57 habitants), Jean Untermaier s’efforce depuis son élection (1989) d’expérimenter le développement durable sur les 253 hectares de cette micro-commune du Sud-Mâconnais qui ne dispose pratiquement d’aucune ressource propre.
L’équipe municipale s’est ainsi attachée à protéger le site (désormais inscrit à l’inventaire, au titre de la loi du 2 mai 1930), puis à en valoriser les potentialités écologiques et culturelles.
En ce sens, un sentier de découverte a été mis en place, les réseaux électrique et téléphonique enterrés, les calvaires et le lavoir restaurés. Surtout, à l’emplacement d’une ancienne carrière érigée plus tard en décharge d’ordures, la municipalité construit un théâtre de plein air qui pourra accueillir dès l’été prochain quelque 430 spectateurs.


Présentation des administrateurs


Marie-Hélène Baconnet
Administratrice de la SNPN depuis 1991.
J’écris, réalise et produit des films sur les animaux, l’environnement et la nature.
Après avoir été journaliste sur diverses chaînes de télévision et de radio (France 3, La 5, France Culture), j’ai crée en 1991 la société de production Ecomédia, afin de réaliser en toute indépendance un film sur le retour du lynx en France. Depuis lors, je ne cesse de parcourir la planète à la rencontre des éléphants, baleines, requins, girafes, gorilles et autres espèces menacées. Récemment, j’ai initié pour France 5 une collection de documentaires « Les animaux racontent le réchauffement climatique » qui se classe en tête des audiences de la chaîne. Les vedettes en sont le renard polaire, le renne, le crocodile du Nil, la tortue terrestre, le hérisson, les lémuriens et prochainement l’ours polaire et le grizzli et l’éléphant de forêt. Mes films connaissent un très grand succès international et sont largement diffusés dans le monde entier.

Philippe Cochet
Je suis membre du Centre ornithologique Rhône-Alpes depuis 1969, président de la Fédération agréée Nature Haute-Loire, administrateur de la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de protection de la nature).
Naturaliste, ornithologue, j’ai étudié différentes forêts préservées d’Europe de l’Est. Chargé de mission à l’association Forêts Sauvages, je milite pour le retour de la nature sauvage et des espèces disparues en France. Je suis également membre du CSRPN Rhône-Alpes Auvergne (écologie forestière) et conservateur de forêts préservées en évolution libre (concept de naturalité) du WWF et de la SNPN, notamment dans le département de la Haute-Loire.
Je suis enfin co-rédacteur d’un ouvrage récent " La biodiversité en Auvergne ", Revue d’Auvergne-Alliance Universitaire d’Auvergne.

Michel Coudriau
Je suis éleveur laitier sur les marais du lac de Grand Lieu, j’exploite 160 ha dont 96 ha de marais. Je fauche 30 ha qui appartiennent à la SNPN et participe depuis 20 ans au comité consultatif de la Réserve naturelle nationale du lac de Grand Lieu.
Je suis secrétaire adjoint de la Chambre d’agriculture de Loire-Atlantique, référent Natura 2000, biodiversité et MAEC pour les chambres d’agriculture des Pays de Loire, membre du groupe biodiversité à l’APCA, membre expert au sein du groupe Zones humides animé par la SNPN.J’ai par ailleurs été nommé expert par le ministère de l’écologie au sein du groupe national Milieux humides. Je préside un programme de recherche sur l’élevage extensif en marais et vallée alluviale.
Ma mission et mon objectif sont le maintien de l’élevage extensif garant de la biodiversité dans toutes ses grandes zones naturelles. Je souhaite renouveler ma candidature au sein du Conseil d’administration de la SNPN pour apporter mon expertise locale à la préservation du site du lac de Grand Lieu et soutenir la SNPN dans ses actions en faveur de l’environnement.

Eric Coulet
Je souhaite intégrer le Conseil d’administration de notre association après quarante années de bons et loyaux services dans le cadre de mon poste de Directeur de la Réserve nationale de Camargue que nous gérons depuis 1927 !
D’une part pour poursuivre le travail d’adaptation de notre suivi scientifique aux changements dits globaux et d’autre part pour tirer un peu mieux partie de ces magnifiques vitrines que sont nos réserves et amener nos milliers de visiteurs à adhérer à notre association .
La première partie de ce vaste programme, que je mènerai avec des collègues de la SNPN, concerne ma capacité nouvelle (j’ai enfin le temps !) à me poser un certain nombre de questions sur l’évolution de nos données scientifiques au cours des dernières décennies : y-a-t-il vraiment plus de canards, moins d’anguilles, plus d’accidents climatiques etc. ?
La seconde partie vise à montrer au public que nous ne sommes pas un organisme d’Etat malgré notre dénomination de « nationale » même si nos relations avec le ministère de l’Environnement restent fortes, que nous ne sommes pas non plus un Parc, ni régional ni national et qu’en fin de compte notre positionnement si particulier et durable vient de notre profond respect pour la science qui doit s’imposer avec le temps à bien des déviations : nous n’avons plus assez de Nature dans notre pays pour nous permettre de jouer avec elle juste « pour voir » ou faire plaisir à une quelconque minorité agissante.

Lauriane d’Este
Professeur des Universités, docteur es lettres, HDR.
Engagée depuis plus de 15 ans dans la vie associative, Lauriane d’Este se consacre depuis lors essentiellement à la protection de la nature sous tous ses aspects : biodiversité, équilibre des écosystèmes, respect des biotopes.
Elle participe en tant qu’administrateur et/ou militante aux actions du WWF, de la SNPN et de Ferus (protection des grands prédateurs).
Elle investie localement, en tant que vice-présidente, dans Uzège-Pont du Gard Durable (UPGD).
En tant qu’écrivain elle a écrit de nombreux articles sur la protection de la nature ; biodiversité, eau, déchets, animaux sauvages et grands prédateurs. Elle a publié en 2002 « La planète hypothéquée » (éd. Harmattan), en 2005 « La condition animale. Plaidoyer pour un statut de l’animal » (éd. Sang de la Terre), en 2006 « La fin annoncée d’Homo sapiens sapiens » (éd. Sang de la Terre), en 2010 "Le temps des Barbares" (éd.Harmattan).

Michel Echaubard
Secrétaire général de la SNPN de 1994 à 2014, administrateur depuis 1993.
Docteur en Sciences, maître de Conférences hors-classe à l’Institut national agronomique Paris-Grignon, mes domaines de recherche sont l’écotoxicologie des pesticides, la pollution des milieux aquatiques et la gestion des milieux naturels.
J’ai représenté la SNPN au Conseil national de protection de la nature : membre du Comité permanent, et président de la commission Faune et expert délégué jusqu’en 2014. Membre de la commission de délivrance du certificat de capacité pour la présentation au public d’espèces animales sauvages. Représentant la SNPN à la commission des sites et paysages de Paris, je souhaite continuer mon investissement pour la SNPN, notamment sur le statut des espèces protégées, la disparition en droit français de la notion de nuisibles et sur la chasse de loisir en France.

Jacques Fretey
Actuellement coordonnateur scientifique pour la CMS ( Convention de Bonn sur les espèces migratrices) et l’UICN-France du Mémorandum d’Abidjan sur la conservation des tortues marines sur la façade atlantique de l’Afrique. Vice-chairman du Groupe de spécialistes des tortues marines de la Commission de sauvegarde des espèces de l’UICN, chargé de l’Atlantique sud-est.
Attaché au Laboratoire Reptiles-amphibiens du Muséum de Paris, puis de 1992 à 1998 chargé de mission permanent Outre-mer et Océans au WWF-France et membre du sous-comité Amérique Latine / Caraïbe du WWF-International ; à l’origine de la création de la réserve naturelle et du site Ramsar de l’Amana (Guyane française).
A créé les projets de suivi des sites de nidification et conservation des tortues marines en Guyane française, Guadeloupe et Mayotte, ainsi qu’au Gabon, au Congo, au Cameroun, à Sao Tomé et Principe, au Togo et en Mauritanie.
Auteur et rapporteur auprès du ministère de l’Environnement, dans les années 80, pour la SNPN, des textes des arrêtés ministériels de protection des reptiles-amphibiens de France métropolitaine, des reptiles-amphibiens, mammifères et oiseaux de Guyane, et des tortues marines. Auteurs de projets législatifs de conservation des tortues marines dans une dizaine d’Etats africains.
Auteur d’une vingtaine d’ouvrages de vulgarisation sur les reptiles-amphibiens de France, sur les tortues de Guyane et sur les tortues marines, ainsi que chargé des textes reptiles-amphibiens dans les Livres rouges français (Secrétariat Faune Flore).
Ex-administrateur de France Nature Environnement et de la Société des Amis du Muséum, ex-secrétaire général de la Fédération française des Sociétés de Sciences naturelles. A reçu le Conservation INternational Award en 2000 pour ses actions de conservation en Guyane française.

Charles Genet
Administrateur de la SNPN depuis juin 2011.
Depuis mon enfance je suis fasciné par la diversité de la faune et de la flore, tant les espèces vivantes que j’avais sous les yeux que les fossiles du Lutétien que je trouvais dans la vallée de la Marne. Dès l’adolescence j’ai pris conscience que la diversité des formes de vie était menacée non seulement par les pollutions mais aussi par le fait que l’aménagement du territoire se faisait trop souvent sans tenir compte de la préservation des milieux naturels. J’étais ainsi désolé que l’on puisse qualifier de « valorisation » ce qui m’apparaissait comme des destructions : le défrichage des forêts, l’extension des zones constructibles, le fauchage systématique des bords de route, le comblement des mares etc.
Si mes études m’ont aidé à mieux comprendre le vivant, sa richesse et sa fragilité, ma vie professionnelle sur l’exploitation viticole familiale m’a permis de prendre conscience qu’il n’était pas toujours aisé de concilier contraintes de l’entreprise et idéaux de respect de la nature.
Ceci dit c’est avec une grande joie que je vois les mentalités évoluer. _ Aujourd’hui, nombreux sont mes confrères qui sont convaincus de la nécessité de l’évolution des pratiques culturales afin que la production puisse s’inscrire dans une logique de développement durable. Une meilleure communication et davantage de dialogue entre les acteurs du monde rural, les scientifiques et les défenseurs de la nature devraient faciliter cette évolution.
Je souhaite ainsi continuer à mettre mes convictions et mes expériences au service de la SNPN et à celui de la nature.

Jean-Marie Gourreau
Vétérinaire de formation, je me suis impliqué, depuis plus d’une cinquantaine d’années maintenant, dans les problèmes de protection de la nature, en particulier de la faune sauvage, en ce qui a trait tant aux mammifères et aux oiseaux qu’aux insectes, ayant effectué ma thèse de 3ème cycle sur la systématique des coccinelles de France. Par ailleurs, je me suis investi depuis une trentaine d’années dans les problèmes de conservation de la nature en général, d’abord en tant que gestionnaire des Réserves naturelles de Haute-Savoie comme administrateur et membre du comité scientifique, puis au Parc national des Ecrins, également comme administrateur et vice-président du comité scientifique et, enfin, comme administrateur du Parc national du Mercantour, ce depuis un an. En outre, je suis membre depuis plus de 15 ans du CNPN où je siège dans les commissions faune (en tant que vice-président) et aires protégées.
Je faisais également partie jusqu’il y a deux ans de la commission des parcs nationaux, commission que j’ai dû quitter du fait de la charge de travail. Mes domaines de prédilection au sein du CNPN ont trait essentiellement à la grande faune puisque je suis, entre autres, en charge des questions relatives à la gestion du grand hamster, du vison d’Europe, du loup et du bouquetin des Alpes, notamment vis-à-vis des problèmes relatifs à la brucellose.

Vincent Graffin
Passionné de nature depuis toujours, j’ai choisi de consacrer ma vie professionnelle, et une bonne part de ma vie personnelle, à sa protection. Ainsi, après une formation d’ingénieur du génie rural, des eaux et des forêts, j’ai rejoint le WWF où je me suis consacré à la protection des écosystèmes d’eau douce en France et en Europe. De cette expérience, je conserve une proximité avec le monde associatif.
Ayant rejoint ensuite le Muséum national d’Histoire naturelle, j’y ai développé l’activité d’expertise, c’est-à-dire un appui scientifique aux gestionnaires et aux utilisateurs de la biodiversité. Dans toutes ces expériences, j’ai veillé à travailler avec tous les acteurs pour en comprendre les logiques et les contraintes pour trouver les voies de progrès possibles pour la protection de la nature. Un mandat d’élu local consacré à l’environnement est venu compléter mon parcours.
Depuis quelques années, je m’investis dans le champ de l’éthique en travaillant au Muséum, avec des partenaires québécois, sur l’Initiative pour une Ethique de la Biosphère, qui nous a permis de clarifier nos valeurs et de parvenir à la formulation d’un engagement explicite de nos établissements pour la protection de la nature.
C’est donc fort logiquement, que je suis candidat aujourd’hui pour rejoindre le Conseil d’administration de la SNPN, association historiquement proche de mon établissement, que je côtoie et admire depuis de longues années.

Marie-Odile Grandchamp
Chargée de mission Environnement et développement durable, CG des Hauts-de-Seine
Mon intérêt pour la nature et l’environnement, lors de mes études, s’est confirmé et approfondi au fil des années. Titulaire d’un DEA d’écologie végétale, j’ai d’abord travaillé à la Maison de la nature de Boulogne-Billancourt. Puis, à la Direction des espaces verts du Conseil général des Hauts-de-Seine, j’ai mis en œuvre la méthodologie de gestion différenciée sur les espaces verts.
Chef de projet à la Direction de l’eau, j’ai conçu et défini la stratégie d’environnement et de développement durable inhérente à la Seine et à ses abords, ainsi qu’à son patrimoine naturel. En tant que chef de projet pour le programme biodiversité du Conseil général des Hauts-de-Seine, j’ai élargi mes compétences dans ce domaine à l’échelon national et international en élaborant le document d’orientation destiné à préserver la faune et la flore ; la notion de continuités écologiques y est présente : elle est une composante de la qualité de vie des habitants. Chef d’unité des espaces naturels et de la biodiversité, j’ai mis en œuvre la politique des espaces naturels sensibles sur le département. Aujourd’hui chargée de mission à la Direction de l’environnement et du développement durable, mon expérience me permet de contribuer à la préservation des ressources naturelles, de façon à les prendre en compte dans la planification et l’aménagement du territoire.
Je serais heureuse de pouvoir mettre mon expérience et ma compétence comme administratrice au service de la SNPN.

Clarisse Holik
59 ans, documentaliste scientifique. Administrateur depuis 2013, je me suis investie dans le bon fonctionnement de la SNPN :
- au niveau administratif en assurant le secrétariat du Conseil d’administration et en devenant récemment trésorier ;
- au niveau scientifique en participant à la Commission environnement de l’aéroport de Nantes.
J’ai également œuvré pour que la SNPN s’investisse plus dans la défense de l’éléphant, du loup et des grands prédateurs.
Par ailleurs, je suis présidente de l’association « Le Betey, plage boisée à préserver » qui a obtenu la préservation d’une des dernières plages boisées du bassin d’Arcachon.
Protéger la nature, mettre mes compétences de documentaliste au service du bon fonctionnement de la SNPN sont les raisons pour lesquelles je brigue le renouvellement de mon mandat.

Stéphanie Hudin
Mes intérêts naturalistes m’ont amenée à des études en écologie, et j’ai rapidement perçu les pressions exercées sur les habitats et milieux naturels. C’est donc cette voie que j’ai suivie, et la conservation de la nature est aujourd’hui au cœur de mes préoccupations, à la fois professionnellement et aussi dans mon engagement à la SNPN. Bien connaître pour bien protéger est une dimension bien connue des protecteurs de la nature. ll faut aussi cependant arriver à partager cette information, la rendre intelligible pour tous, et arriver à convaincre du pourquoi et du comment protéger. Ce sont là les défis auxquels je souhaite répondre, à travers mes missions à la Fédération des Conservatoires des espaces naturels en coordonnant une équipe impliquée dans l’animation de réseaux sur différentes thématiques : zones humides, espèces exotiques envahissantes, biodiversité menacées. _ J’ai adhéré pour la première fois voici presque vingt ans à la SNPN, et je suis devenue administratrice il y a 6 ans. Depuis quelques temps, je m’implique avec l’équipe sur les aspects de communication, dans la mesure des moyens disponibles, pour contribuer au travail de partage de cette connaissance et de nos convictions. Aussi avec la SNPN, son équipe, ses administrateurs et ses adhérents, j’aimerais continuer de m’investir dans la défense des habitats et milieux naturels qui sont à la clé de la préservation de la diversité biologique qui nous tient à cœur.

Rémi Luglia
Adhérent de la SNPN depuis l’âge de 15 ans (j’en ai aujourd’hui 39), je suis un naturaliste amateur engagé dans la protection de la nature. J’ai ainsi œuvré dans le Vaucluse en contribuant à un inventaire de l’avifaune sous la conduite de Georges Olioso et en m’impliquant sur le terrain pour sauvegarder notamment le vautour percnoptère. Mes études m’ont ensuite conduit à Paris, où j’ai obtenu l’agrégation d’histoire. J’enseigne dans un lycée de Blois tout en poursuivant des recherches en tant que chercheur associé à l’université de Caen.
Cela explique pourquoi j’ai choisi, hors des sentiers battus par les historiens, de mêler mes deux passions dans un doctorat consacré à la Société d’acclimatation, ancêtre de notre SNPN, et à l’éveil de la protection de la nature en France. Ma thèse vient de paraître aux Presses Universitaires de Rennes sous le titre Des savants pour protéger la nature. Mes recherches s’orientent désormais vers la question des animaux sauvages et de leurs rapports avec les hommes et les sociétés. J’ai publié récemment des articles sur l’histoire de la protection du castor et des oiseaux.
Par mon engagement et mon dynamisme, je désire contribuer au rayonnement de la SNPN en sauvegardant et en mettant en valeur ses archives, sa mémoire, son histoire car notre association est singulière dans le paysage associatif français et parce que son action fut - et reste - déterminante pour éveiller les consciences et pour protéger les espèces et les espaces naturels. Or, il est une chose que l’étude de notre passé nous apprend : la protection de la nature ne réussit que si elle est socialement acceptée. Une de mes tâches au sein du CA sera ainsi de contribuer à éclairer, par les sciences sociales et humaines, les questions relatives à la protection de la nature.

Thomas Luglia
41 ans, professeur agrégé de Physique Chimie.
Adhérent depuis ma toute jeune enfance à la SNPN, j’ai suivi avec attention ses actions et ses combats en faveur de la nature. Et c’est avec une grande motivation que je me présente à vos suffrages afin de poursuivre cette oeuvre. Je réside depuis 2002 en Guyane et j’espère aussi porter avec ma candidature, mon expérience de l’outre-mer et en particulier de ce département où réside la majeure partie de la biodiversité française. À l’heure où l’État transfère de plus en plus de compétences vers les collectivités locales, il est essentiel pour notre association de se doter d’un double niveau d’action : national et régional. C’est ce à quoi j’espère contribuer.
À mon arrivée en Guyane, je me suis investi au sein du GEPOG (Groupe d’Etude et de Protection des Oiseaux en Guyane) dans lequel j’ai exercé différentes fonctions : président, secrétaire, trésorier et j’en suis aujourd’hui administrateur. J’ai aussi été administrateur de l’association KWATA (grande faune terrestre et tortue marine) ainsi qu’administrateur et président du GCG (Groupe Chiroptère de Guyane).
Je suis agrégé de physique-chimie et j’ai développé, par mes engagements au sein d’associations généralistes et spécialistes, de solides connaissances naturalistes. Je suis bagueur bénévole pour la Guyane auprès du CRBPO (MNHN) et je participe au STOC capture et au STOC EPS. J’ai développé un Programme Personnel de recherche sur une espèce patrimoniale de Guyane : le coq de roche orange dans le but d’améliorer son statut de conservation.
Je participe au montage et à la réalisation d’actions de recherche/conservation par le biais des programmes FEDER et LIFE. Je m’investis par mes engagements associatifs dans la gestion d’espaces protégés : RNN de l’île du Grand Connétable, RNN des Nouragues (plus grande réserve de terre ferme de France), RNR Trésor.
Voici rapidement brossées les compétences administratives et de terrain que j’aspire à mettre au service de notre association.

Jacques Marinier
Aujourd’hui retraité, je suis administrateur de la SNPN depuis septembre 2011 et j’ai accepté le poste de Trésorier en octobre de la même année. En décembre 2014, le conseil m’a élu Secrétaire général et j’assume depuis, les deux postes en attendant la nomination d’un nouveau trésorier.
Membre actif du CDPN (Comité départemental de protection de la nature en Saône-et-Loire) depuis une dizaine d’années, naturaliste amateur, je suis pleinement engagé dans la défense de la nature et de sa biodiversité.
Maire d’une petite commune de Saône-et-Loire (620 habitants) de 2008 à 2014, je me suis, entre autres, très impliqué à protéger le patrimoine et les milieux naturels communaux. La commune a ainsi confié au Conservatoire des espaces naturels de Bourgogne la gestion de 21 hectares de pelouse sèche, classés en ZNIEFF I.
Mon parcours professionnel m’a permis d’exercer des fonctions de cadre dirigeant pour des sociétés américaines implantées en Europe : Packaging, Coil et Industrial coatings. Avant d’assumer la direction Europe de ces trois départements, j’avais dirigé les ventes et le marketing (pendant 16 ans), de l’Europe du sud, de l’Europe de l’Est, et du Moyen-Orient.
Je souhaite mettre mon expérience relationnelle - écoute et communication -, mon sens de l’organisation et de l’action au service de la SNPN, en m’investissant comme membre du Conseil d’administration et plus particulièrement comme Secrétaire général.

Michel Metais
C’est avec plaisir que je pose ma candidature au conseil d’administration de la SNPN.
Ancien directeur de la LPO, mes activités depuis mon départ en retraite sont nombreuses et variées : présidence de la commission faune du CNPN, présidence de l’ATEN, vice-présidence du conseil d’orientation stratégique de la Fondation Recherche Biodiversité, présidence du comité de développement du pays rochefortais.
Le sens de mon engagement aux côtés de la SNPN passe par un soutien amical à son président et sa nouvelle directrice et à travers eux aux nombreuses personnalités qui la composent, que je connais et apprécie, mais aussi aux combats qu’elle mène et qui me sont familiers. Je pense à la gestion de deux des plus grandes zones humides de France, Camargue et Grand-Lieu, à la sauvegarde des zones humides et la contribution à la stratégie nationale et internationale, et bien sûr à ses actions en faveur de la faune sauvage tant hexagonale et ultramarine que mondiale.
Cette candidature vise à me mettre au service de l’association et à contribuer à sa stratégie de développement, ce qui est déjà une tâche à part entière et demande une écoute de ses forces vives.

François Moutou
Administrateur de la SNPN depuis 2010. Docteur vétérinaire, épidémiologiste, retraité, membre de plusieurs associations de protection de la nature, je me représente pour un nouveau mandat d’administrateur de la SNPN.
Le contexte social et économique actuel est très défavorable à l’environnement et à la biodiversité. Pourtant, il semble de plus en plus que se sont les atteintes à cet environnement et son exploitation non rationnelle, au-delà de ses capacités de renouvellement, quand les ressources sont renouvelables, qui sont à l’origine d’un certain nombre de ces difficultés. Au sein de la SNPN et du mouvement associatif, mon ambition serait de convaincre le plus de décideurs possibles de l’importance de ces enjeux et de chercher comment vivre avec la biodiversité, au sein de la biodiversité et non pas en dehors et surtout pas sans elle. Nous devons apprendre à vivre ensemble.

Pierre Pfeffer
Docteur ès Sciences, Directeur de recherche honoraire au CNRS/ Muséum de Paris. Membre d’honneur du Comité scientifique et vice-président d’honneur du Conseil d’administration du Parc national du Mercantour. Président honoraire du réseau des aires protégées d’Afrique centrale (huit pays).
Après des débuts au Muséum en herpétologie, puis ornithologie, il a été amené à se spécialiser en éco-éthologie des ongulés de montagne (Corse, Alpes, Cévennes) et des régions tropicales d’Asie et d’Afrique.
Témoin direct des atteintes portées par l’homme à la nature, il s’est dès le début des années 50, investi dans des programmes de conservation des milieux et des espèces menacées de l’Ancien Monde, notamment dans le cadre de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Parallèlement, il a pris part à de nombreuses opérations de sensibilisation du grand public, en particulier contre l’utilisation de ces espèces à des fins commerciales, telle la campagne « Amnistie pour les éléphants » menée par la SNPN depuis 1986 et qui a grandement contribué à l’interdiction du commerce international de l’ivoire en octobre 1989.
Auteur, entre autres, de « Vie et mort d’un géant. L’éléphant d’Afrique », « Animaux d’Afrique orientale », « L’Asie, histoire naturelle », « Bivouac à Bornéo »...

Jean-Marc Pons
Maître de conférence au Muséum national d’histoire naturelle de Paris.
Dans le cadre du MNHN, ses centres d’intérêt se portent actuellement sur la biogéographie, la spéciation et l’évolution des oiseaux tels que les goélands, les pics ou encore les cochevis. Ses recherches actuelles ont une implication en matière de conservation dans la mesure où elles permettent de révéler la diversité génétique des espèces et ainsi d’en préciser les limites. Au cours de ses activités passées il a eu l’opportunité de s’intéresser à l’écologie du goéland argenté en relation avec les activités humaines ainsi qu’à l’impact de la fragmentation de la forêt primaire sur les communautés des chauves-souris en Guyane française.
La protection des espèces et de leurs habitats lui apparaît comme une priorité non seulement d’un point de vue professionnel, l’étude et la conservation de la biodiversité lui paraissant intimement liées, mais également en tant que citoyen soucieux de l’avenir des prochaines générations. Le sens de son action au sein du Conseil d’administration de la SNPN, dont il est membre depuis plus de 20 ans, s’inscrit dans cette reconnaissance qu’il ne peut y avoir d’étude de la nature sans conservation et vice versa.
Jean-Marc Pons a siègé de nombreuses années au sein de la Commission faune du Conseil national de protection de la nature (CNPN), a participé à l’édition du numéro spécial sur la Guyane de la Revue d’Ecologie - la Terre et la Vie, révue à laquelle il collabore régulièrement en évaluant les manuscrits soumis à publication. Il est également co-auteur et coordinateur de l’atlas « Oiseaux marins nicheurs de France métropolitaine à la fin du XXe siècle » paru en 2004 et participe actuellement à la coordination du récensement national des colonies d’oiseaux marins de France en cours de réalisation.

François Ramade
Professeur émérite d’écologie et de zoologie à l’Université de Paris-Sud (Orsay), il est président d’honneur de la Société française d’écologie, membre d’honneur de l’Union mondiale pour la nature (UICN), l’ONG internationale dont l’objet est de faire la liaison entre sciences et conservation de la nature pour un développement durable. Il a été aussi pendant plusieurs décennies un expert du Programme des Nations Unies pour l’environnement en particulier le « point focal » du PAM du PNUE en ce qui concerne la protection des écosystèmes méditerranéens et celle de leur biodiversité.
Il consacre depuis plusieurs années ses activités de recherche à l’étude de l’écotoxicologie des eaux continentales et littorales et aussi aux aspects tant fondamentaux qu’appliqués de l’écologie de la conservation.
Il a été membre du comité éditorial de plusieurs revues internationales publiant des résultats de recherches en écologie ou/et en sciences de l’environnement en particulier de Biological Conservation, historiquement (depuis 1969) le premier journal (et l’un des plus cotés au plan international) qui s’est consacré à la publication de travaux de recherche sur la biodiversité. François Ramade est auteur ou co-auteur d’une vingtaine d’ouvrages académiques, en particulier : « Eléments d’écologie », « Précis d’Ecotoxicologie », « Dictionnaire encyclopédique de l’écologie et des sciences de l’environnement », "Dictionnaire encyclopédique des sciences de la nature et de la biodiversité", le dernier en date "Introduction à l’écochimie" a été publié en février 2011.
Ses recherches actuelles concernent l’évaluation de la contamination des récifs coralliens par les polluants persistants et la mise en oeuvre de mesures destinées à les préserver de cette source d’altération chimique.
François Ramade est membre du Conseil d’administration de la SNPN depuis 1975. Il en a assuré la présidence de 1992 à 2005.

Bernard Salvat
Administrateur de la SNPN entre 1992 et 2007. Professeur émérite, Ecole Pratique des Hautes Etudes, Université de Perpignan, Laboratoire d’excellence CORAIL (Les récifs coralliens face au changement global).
Biologiste, spécialiste des systèmes tropicaux littoraux, mes activités et compétences concernent la connaissance et la gestion des milieux côtiers tropicaux, en particulier des récifs coralliens (écologie, biogéographie, changement globaux, pollution et dégradations, conservation, gouvernance).
Fondateur du Centre de Recherche de Moorea en Polynésie française, j’ai assuré diverses responsabilités nationales et internationales sur les récifs coralliens, au sein de plusieurs structures (UICN, UNESCO, ICRI, IFRECOR…).
Particulièrement sensible à la préservation de ces milieux, je suis investi dans la mise en place de réseaux d’observation de l’état de santé du milieu corallien et interviens en faveur de l’augmentation du nombre d’aires protégées au sein des conventions internationales (Patrimoine mondial, Réserves de biosphère, sites Ramsar). Mes derniers travaux, publiés en 2012 et 2014, ont porté sur la pollution des récifs coralliens par les pesticides, sur la dégradation des récifs à l’échelle mondiale et sur les aires marines protégées. Mes sujets de recherche concernent aujourd’hui la faune des récifs, en particulier les mollusques passés et actuels de Polynésie française, la contribution de la science et des scientifiques à la mise en place d’aires marines protégées en Polynésie française, le concept de services écosystémiques des récifs au cours des deux derniers siècles…
Je souhaite à nouveau porter la voix de ces écosystèmes riches et menacés au sein de cette grande association qu’est la SNPN.

Gabrielle Thiébaut
Docteur en Sciences de la vie (spécialité Hydrobiologie), diplomée d’études approfondies en « Toxicologie de l’environnement » elle remplit actuellement les fonctions d’enseignante chercheur à l’Université de Metz. Dans le cadre professionnel elle travaille sur les espèces végétales invasives dans les zones humides et s’intéresse aux mécanismes qui sous-tendent les invasions biologiques. Elle a ainsi été amenée à co-organiser en collaboration avec le CIRAD et le CEMAGREF, en décembre 2010 à Montpellier, une session au colloque national d’Ecologie sur les invasions biologiques. Son métier lui permet, depuis 1998, de répondre régulièrement sous forme de conférences ou d’animations à la demande de la société en matière d’environnement et de contribuer à la protection de la nature. Pour aider les acteurs locaux et les gestionnaires du milieu aquatique elle participe à divers groupes/conseils scientifiques d’aide à la décision des acteurs locaux notamment en participant à l’élaboration de critères d’évaluation de l’état de conservation des milieux aquatiques.
Elle est membre des Conseils scientifiques du PNR des Vosges du Nord et du Conservatoire des Sites alsaciens, représente la SNPN à la Commission flore du Comité national de protection de la nature (CNPN), membre du GIS "Macrophytes des eaux contenentales".