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Le Courrier de la Nature n°253
- Mars-Avril 2010

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Photo Jacques Tassin / Allée des baobabs Adansonia grandidieri à Morondava (Madagascar)
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Sommaire

Editorial
Courrier des lecteurs
Echos-Actualité :

- Avantages de la culture de la luzerne
- Rapatriement de tortues terrestres à Madagascar
- La nature ordinaire
- La pêche au thon rouge toujours autorisée
- Vers un plan de gestion des Terres australes françaises
- La forêt de l’Orgère est-elle protégée ?
- Une nouvelle espèce de singe en Birmanie
- Colloque au Portugal sur les aires marines protégées
- Campagnol amphibie et nuisibles
- 10e Conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique
- Produits dérivés du phoque en Europe
- Incendies à La Réunion
- Les plantes invasives en Loire-Bretagne
- Braconnage des passereaux dans les Landes
- Programme de conservation de la mulette en Bretagne
- Le Pertuis charentais menacé par les boues de dragage
- Pêche en Terres australes
- Des récifs coralliens réunionnais fragiles
- Découverte d’une nouvelle espèce de langoustine aux Philippines


Vie de la SNPN
- Plaine des Maures : Réunion du comité consultatif
- Rejet par le Conseil d’Etat des recours déposés contre la création de la réserve de la Plaine des Maures


- Des arbres en mal de dispersion ? par Jacques Tassin

lire l’introduction...

- Conservation de la nature et développement local durable autour du thé d’Aubrac par Philippe Ginestet

lire l’introduction...

- Plaine des Maures : la saga juridique du golf de Bouis se poursuit par Robert Giraudo & Thomas Hermans

lire l’introduction...

- L’homme et la nature : premier épisode par Luc Strenna

ou comment l’homme occidental a pensé ses rapports à la nature...


La nature dans les écrits de... Richard Powers
La nature sous le pinceau de ... Benoît Perrotin


Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN


Editorial

Les poids lourds le seront encore plus

Le Premier ministre et la ministre chargée de l’Ecologie et du Développement durable viennent de signer un décret* ayant pour objets de porter de 40 à 44 tonnes le poids total autorisé en charge des poids lourds et d’obliger à un sixième essieu pour les transports au-delà de 40 tonnes. Le passage à 44 tonnes entre en vigueur immédiatement pour les produits agricoles et agroalimentaires et à la date d’application de l’éco-redevance poids lourds**, pour tous les autres produits ; l’obligation d’un sixième essieu comptera à partir de 2014 pour les véhicules neufs et de 2019 pour tous les véhicules.
La notice de présentation du décret nous apprend que celui-ci a pour objectifs « d’améliorer la compétitivité du secteur des transports » – qui en douterait ? – mais aussi « de réduire le nombre de poids lourds utilisés pour le transport de marchandises pondéreuses et, de ce fait, les émissions de CO2. »
Le terme « réduire » interpelle. On ne peut imaginer sérieusement que cette mesure entraîne une diminution du nombre de poids lourds actuellement en circulation. Au mieux, la croissance du nombre de poids lourds peut être un peu moins rapide ; sauf si la compétitivité améliorée conduit à une augmentation des flux de marchandises circulant par route !
Ce décret apparaît donc comme assurant avant tout le développement durable… du transport routier. Il est en conséquence urgent de réclamer la mise en œuvre d’une politique globale permettant de réduire la circulation abusive des marchandises entraînée par une sous-estimation du coût des transports routiers et par les lois d’un marché oublieux de l’environnement.
Une telle exigence a sa place parmi les thèmes qui seront abordés lors des campagnes pour les élections présidentielle et législatives de l’an prochain.
Marc Gallois

* Décret n° 2011-64 du 17 janvier 2011 relatif au poids total roulant autorisé des véhicules terrestres à moteur. Ce décret modifie l’article R 312-4 du code de la route.
** L’éco-redevance, qui devrait être perçue à partir de 2013, permettra de faire porter sur les poids lourds une partie du coût des structures routières et de leur entretien. Aux yeux des écologistes, elle devrait aussi et surtout amener à reporter une partie du transport routier sur des modes de transport moins destructeurs pour l’environnement ; mais rien n’est moins sûr.

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Photo Jacques Tassin / Allée des baobabs Adansonia grandidieri à Morondava (Madagascar)
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