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ACTUALITÉS GRAND LIEU

30 janvier 2017

L’anguille argentée sur le Lac de Grand-Lieu : poursuite de l’étude.

En 2015, le Muséum national d’histoire naturelle s’était associé à plusieurs partenaires pour entreprendre une étude inédite sur l’anguille à Grand-Lieu (voir le Courrier de la Nature n°293, p.25). Elle concernait l’anguille argentée, c’est-à-dire les anguilles prêtes à migrer vers l’océan. Des résultats très intéressants ont été obtenus : une production du Lac de Grand-Lieu en anguilles argentées très importante (environ 200 000 individus pour la saison 2015-2016), très majoritairement des mâles (à 85%), à la croissance rapide. L’état sanitaire des anguilles se révèle dégradé, du fait notamment d’une infestation massive par le vers nématode parasite Anguillicola crassus. L’exploitation de cette phase de l’anguille par les pêcheurs professionnels du lac a été estimée à 20 %. Biométrie sur une femelle d'anguille. Photo Jean-Marc Gillier
Le suivi d’anguilles équipées en émetteur a permis de mettre en évidence une difficulté à sortir du lac. Le vannage réglant le niveau d’eau a en effet été très faiblement ouvert durant l’automne 2016, du fait d’une faible pluviométrie. Dans ce contexte, il constitue un obstacle très difficile à franchir pour les anguilles argentées en route vers l’aval du bassin versant et l’océan. La majeure partie des anguilles qui ont réussi à sortir du lac l’ont fait tardivement avec la montée significative des niveaux du lac et l’ouverture plus importante des vannes. Toutes les anguilles qui ont réussi à sortir du Lac ont également été enregistrées en Loire. A contrario, une proportion importante d’anguilles équipées d’émetteur n’a été détectée par aucun « hydrophone » situé dans la partie aval du lac et jusqu’en Loire. Que sont devenus ces poissons : mort naturelle, prédation, perte de leur comportement de dévalaison… Telles sont les questions qui subsistaient à l’issue de cette première année d’étude.
Une deuxième expérience a donc été entreprise en densifiant substantiellement le réseau d’hydrophones sur la totalité du lac et en reprenant la même manipulation avec les mêmes acteurs : Muséum national d’histoire naturelle, bureau d’étude Fish Pass, pêcheurs professionnels du lac… La SNPN a participé activement au déploiement des hydrophones dans des conditions difficiles compte tenu du faible niveau d’eau du lac en septembre-octobre. L’espoir d’une saison hydrologiquement différente de 2015-2016 s’est malheureusement rapidement envolé puisque le lac n’est toujours pas monté substantiellement et le vannage est donc resté totalement fermé. Les ouvertures tests du vannage prévues n’ont donc pu être pratiquées en raison de la sécheresse qui prévaut depuis l’été dernier. Une première surprise a par contre été de capter deux individus équipés l’an passé et toujours actifs au sein du plan d’eau ! Surprise car les anguilles prêtes à migrer subissent de telles transformations physiologiques que la survie des individus n’ayant pas réussi à partir en migration était considérée comme très hypothétique jusqu’alors.
Il ne reste maintenant plus qu’à attendre et espérer le retour d’une pluviométrie abondante et des ouvertures substantielles du vannage. Elles permettront sans doute le départ en migration de certaines anguilles et l’enregistrement de données supplémentaires. Celles-ci contribueront peut être à lever les mystères encore nombreux de cet extraordinaire poisson migrateur !

Spatule blanche. Photo Sébastien Reeber/SNPN Quelques nouvelles des grands échassiers nicheurs

L’année 2016 marque de nouveau des records dans la nidification de certaines espèces de grands échassiers sur le lac de Grand Lieu. La spatule blanche voit, avec 264 couples recensés, ses effectifs augmenter de façon spectaculaire de 40% par rapport à 2015. La grande aigrette enregistre également un record avec 246 couples nicheurs. L’Ibis falcinelle confirme son installation (durable ?) avec 9 couples. Enfin la succession d’hivers doux depuis 4 ans profite également au héron garde-bœufs qui retrouve des effectifs proches des maxima avec 1039 couples nicheurs recensés.


20 octobre 2016

La qualité de l’eau à Grand-Lieu

La qualité de l’eau du lac de Grand-Lieu est un sujet de préoccupation important et un facteur d’influence majeur sur son fonctionnement. Le suivi actuel de l’Agence de l’Eau ne donne qu’une image très partielle de son état et de son évolution. De nouveaux bilans entrée-sortie sont indispensables et la SNPN s’attache à mener ce projet avec différents partenaires universitaires et Agence de l’Eau en particulier.
En parallèle, un suivi en continu des principaux paramètres physico-chimique a été relancé par le déploiement d’une sonde sur la partie centrale du Lac par la SNPN grâce à un soutien de la DREAL des Pays de la Loire. Celle-ci a été mise en place en juillet dernier et permet l’enregistrement de différents paramètres toutes les heures : température, pH, conductivité, oxygène dissous, turbidité, chlorophylle a et phycocyanine. Ces deux pigments caractéristiques du phytoplancton et, pour le second, des cyanobactéries, sont dosés indirectement par mesure de leur fluorescence. C’est un outil précieux pour apprécier les réponses biologique et physico-chimique aux différents facteurs (notamment apports et consommation de nutriments, influence des conditions météorologiques) et son évolution dans le temps à différentes échelles : journalière, saisonnière, pluri-annuelle.
Le graphique suivant montre un exemple du suivi pendant trois mois de deux paramètres : température et oxygène dissous. Ce dernier varie quotidiennement de façon cyclique reflétant l’importance de l’activité photosynthétique (en journée, hausse du taux de saturation en oxygène) et respiratoire (pendant la nuit, baisse de ce même taux). L’importance de ces variations nycthémérale reflète le degré d’eutrophisation du lac.

Episode de botulisme à Grand-Lieu

Le botulisme et la mortalité d’oiseaux qu’il provoque est un problème chronique à Grand-Lieu depuis de nombreuses années. Ce phénomène est provoqué par une toxine produite par une bactérie présente dans le milieu et qui, en fonction des conditions environnementales, se développe ou non.
Sur un lac comme Grand-Lieu, il est impossible de se débarrasser de la bactérie. La seule réponse aux épisodes de mortalité quand ils se produisent est le ramassage des cadavres d’oiseaux touché par le botulisme. En effet, des asticots se développent rapidement sur les cadavres laissés dans le milieu. Ces asticots, qui concentrent la toxine, peuvent entraîner la mort rapide d’un oiseau qui les consomme. La collecte des cadavres permet de limiter la sur-contamination et l’ampleur du phénomène. Ainsi la SNPN prospecte régulièrement les bordures et herbiers de nénuphar de Grand-Lieu pour détecter l’apparition du phénomène et, le cas échéant, essayer de limiter son ampleur. Les mortalités sont très variables en fonction des années. Elles dépendent de phénomènes complexes liés à la température, la concentration d’oiseaux et les épisodes de mue, le niveau d’eau… En 2016, malgré des températures élevées au cœur de l’été, aucune mortalité notable n’était détectée. Cela n’a malheureusement pas été le cas plus tard en saison puisque le phénomène est apparu tardivement à la mi-septembre. Celui-ci a pris une ampleur importante qui n’avait pas été enregistrée depuis plus de 10 ans. L’équipe SNPN de la Réserve naturelle a multiplié les sorties de prospection, notamment en hydroglisseur qui permet d’accéder aux secteurs peu profonds difficiles d’accès. Ce sont près de 500 oiseaux qui ont été ramassés. Habituellement c’est le Canard colvert qui est très majoritairement touché. Cette année le Canard souchet et la Sarcelle d’hiver ont également été impactés en raison de l’apparition tardive du phénomène qui coïncidait avec l’arrivée d’oiseaux migrateurs sur le Lac.


20 juillet 2016

La végétation de la Réserve Naturelle Nationale du Lac de Grand-Lieu

Le plan de gestion de la Réserve arrive à terme. C’est donc l’occasion de faire le point sur les composantes, notamment la biodiversité, du site. Ainsi un travail spécifique sur la végétation a été entamé. Il fait la synthèse des relevés phytosociologiques de végétation réalisés durant ce plan de gestion. Ces relevés répertorient sur des zones homogènes l’ensemble des espèces végétales ainsi que leur abondance relative. L’objectif est de mieux caractériser les communautés végétales présentes sur le site et leur évolution. En dépit de la protection du site, une évolution assez marquée est constatée : régression des roselières à phragmites, absence de dynamique général de la végétation, envahissement par la Jussie… Il s’agit également de mettre en place un suivi permanent (à moyen-long terme) permettant d’enregistrer de façon plus fine les évolutions à venir. Ce travail est réalisé avec l’appui d’une stagiaire de Master 2 en environnement / biodiversité.

Accueil d’une délégation du Kis-Balaton (Hongrie)

L’Agence de l’Eau Loire Bretagne a engagé une coopération avec la Hongrie depuis 2008 pour la mise en œuvre de la Directive Cadre sur l’Eau et l’atteinte des objectifs de reconquête de qualité de l’eau et des milieux aquatiques. Compte tenu de la proximité (milieux, physique) entre le Kis Balaton (Petit Balaton en hongrois) et le Lac de Grand-Lieu, l’Agence de l’Eau a souhaité impliquer plus étroitement les acteurs de la gestion de Grand-Lieu dans cet échange avec la Direction de l’eau de Szombathely en charge de la gestion du Kis-Balaton. Les axes de travail reposent sur les méthodes et outils de gestion, la connaissance et l’évaluation, et enfin la gouvernance de l’eau. Le Syndicat de Bassin Versant de Grand-Lieu coordonne pour notre territoire cet échange. Des représentants hongrois (Direction de l’Eau et ministère) ont ainsi pu découvrir le Lac de Grand-lieu au début du mois de juin. La SNPN a participé activement à cet échange en présentant le Lac, ses richesse et ses problématiques et en pilotant une sortie de terrain avec la Fédération des Chasseurs (en charge de la gestion de la Réserve Naturelle Régional). A cette occasion, Alexandrine Pannard, membre du Conseil scientifique de la Réserve naturelle nationale, a également présenté un projet de recherche sur Grand-Lieu. Celui-ci pourrait trouver dans ce partenariat des éléments de comparaison et d’inspiration intéressants.


5 avril 2016

Evaluation du plan de gestion de la réserve naturelle nationale
La fin de l’année et le début de l’année 2016 marquent le début d’un gros travail d’évaluation du plan de gestion de la Réserve naturelle nationale du lac de Grand-Lieu. Initialement validé pour la période 2009-2013, celui-ci avait été prolongé par arrêté préfectoral pour une durée de trois ans afin de prendre en compte les études menées autour de la nouvelle gestion des niveaux d’eau.
Il est donc temps maintenant pour l’équipe SNPN de la Réserve d’évaluer les objectifs et actions retenus dans le plan de gestion (2009-2016) avant de travailler à l’adaptation d’un nouveau plan, probablement pour une durée de 10 ans cette fois. Il intégrera la nouvelle méthodologie définie par l’Atelier Techniques des Espaces Naturels avec ses différents partenaires dont Réserves Naturelles de France. Une première séance de travail avec le Conseil scientifique de la Réserve s’est déroulée sur ce sujet en mars.

Plans de gestion toujours…
Le Conservatoire du Littoral est propriétaire de différentes parcelles dans ou à proximité du Lac de Grand-Lieu. C’est le cas par exemple pour l’Ile Verte (Saint Philbert de Grand-Lieu), site de marécages faisant le lien entre la RNN et la RNR du Lac de Grand-lieu dans leurs parties sud, à proximité de l’embouchure de la Boulogne. Huit ans après son achat et le bail de chasse arrivant à terme, le Conservatoire souhaite élaborer le plan de gestion de ce site. Le travail débute dans quelques jours et sera assurée par une stagiaire qui sera hébergée et encadrée par la SNPN en lien avec la fédération des Chasseurs de Loire-Atlantique, gestionnaire de la RNR. La SNPN et la Fédération des Chasseurs ont vocation à devenir co-gestionnaires de ce site.
Au nord du Lac cette fois, l’ouverture de la Maison du Lac de Grand-Lieu a été permise notamment par les acquisitions du Conservatoire sur la commune de Bouaye. Friches, ancienne pépinière, prairies sèches à humides composent une mosaïque de milieux d’une vingtaine d’hectares, gérés par le Département de Loire-Atlantique. La SNPN va apporter son appui à la rédaction de la notice de gestion que le Département a confié à une stagiaire. Compte tenu du contexte péri-urbain, de la qualité écologique relativement limitée des milieux concernés et de la présence de la Maison du Lac et du cheminement qui lui est lié, le volet pédagogique prendra une importance toute particulière dans la gestion de ces terrains.


30 mars 2016

Vient de paraître
"Suivi ornithologique du lac de Grand-Lieu en 2015", Sébastien Reeber, Réserve Nationale du lac de Grand-Lieu, mars 2016.

Ce document présente les résultats du suivi ornithologique prévu par le plan de gestion de la réserve et mis en place sur son territoire et ses abords.

Télécharger le Suivi ornithologique du lac de Grand Lieu


20 mars 2016

"Quelle action face à l’écrevisse de Louisiane ? La situation sur le lac de Grand-Lieu", par Jean-Marc Gillier et Maria Galet.

à lire dans le dernier numéro du Courrier de la nature (n° 295)


22 janvier 2016

L’éradication de l’érismature rousse.
L’érismature rousse, petit canard plongeur américain, fait l’objet depuis 1999 d’un plan d’éradication en Europe pour protéger sa cousine sud-européenne, l’érismature à tête blanche. Cette dernière est considérée comme « En Danger » par l’UICN et la principale menace est constituée par la compétition et l’hybridation avec l’érismature rousse, introduite en Europe dans les années 1940. Erismature rousse. Jean-Marc-Gillier - SNPN/ RNN du lac de Grand-Lieu

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les principaux acteurs de ce plan était rassemblés les 14 et 15 décembre derniers à proximité du lac de Grand-Lieu pour faire le point sur sa mise en œuvre. Organisée par l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage et le ministère de l’Ecologie et présidée par le Conseil de l’Europe, cette réunion regroupait les partenaires britanniques, néerlandais, belges, espagnols et français. La principale population d’érismature rousse, en Grande-Bretagne, est maintenant quasiment éradiquée puisqu’elle est passée de 6000 individus environ au début des années 2000 à 30 maintenant. Peu d’actions ont en revanche été entreprises en Belgique et aux Pays-Bas (pour une population sans doute inférieure à 100 individus).
Un noyau est maintenant bien implanté dans le nord-ouest de la France (étangs de Mayenne, Ille-et-Vilaine et départements voisins et singulièrement sur le lac de Grand-Lieu). Les opérations printanières et estivales menées par la SNPN sont efficaces mais le lac accueille la totalité de la population française en hiver soit 200 individus en décembre 2015. Les actions hivernales de contrôle de cette population sont très difficiles à mettre en œuvre du fait de la taille du plan d’eau et de l’importance des populations d’oiseaux d’eau hivernantes sur le lac qu’il convient de préserver du dérangement. Une sortie sur le lac pilotée par la SNPN a permis aux différentes délégations de se rendre compte de cette difficulté. Des pistes de travail ont été émises pour tenter de nouvelles actions sur le lac mais également mieux agir sur les autres sites français. Une recommandation en ce sens a été émise à l’issue de ces deux jours de travail. Elle demande également aux partenaires néerlandais et belges de mettre en place et d’accentuer les efforts de lutte. Un programme LIFE pourrait être développé, à l’image de ce qui a été fait en Grande-Bretagne avec succès, pour assurer la réussite de ce plan d’éradication.


2 décembre 2015

STAGE MASTER : Synthèse et mise à jour des données sur les habitats naturels – Cartographie de végétation
Réserve Naturelle Nationale du Lac de Grand-Lieu (Bouaye, Loire-Atlantique)

Contexte et objectif :

La Réserve Naturelle Nationale du Lac de Grand-Lieu, gérée par la SNPN, est située en Loire-Atlantique au sud-ouest de Nantes. Au sein d’un site RAMSAR de plus de 6000 ha, la RNN s’étend sur 2700 ha et inclut la majeur partie de la zone centrale du lac : eau libre ou occupée par un herbier de macrophytes flottants ainsi que l’essentiel des « roselières boisées » du site. D’intérêt international notamment pour ses peuplements d’oiseaux, le site est confronté à des problèmes de conservation liés en partie à la qualité de l’eau et aux espèces invasives. La RNN entre dans la phase de révision de son plan de gestion. Dans ce cadre, elle réalise un bilan de ces actions, une mise à jour de ses connaissances et intègre la nouvelle démarche de réalisation des plans de gestion des réserves naturelles.
L’objectif de ce stage est de participer à l’exploitation des données flore-habitat et à une mise à jour de celle-ci concentrée sur l’année 2016 dans le but d’obtenir une caractérisation plus fine et une cartographie des habitats de la Réserve. Les grands types d’habitats concernés sont les habitats aquatiques, les végétations amphibies, roselières, cariçaies, saulaie-aulnaie et (dans une moindre mesure) prairies inondables.
Ce stage sera piloté par la SNPN / gestionnaire de la RNN et se déroulera sur le territoire de la Réserve.

Mission :


- Synthèse des connaissances sur les végétations du lac et de la Réserve
- Participation à l’exploitation des données (relevés phytosociologiques) recueillies depuis 5 ans, mise à jour de la typologie des habitats de la Réserve
- Participation aux relevés de terrains
- Exploitation des résultats
- Réalisation de la carte des habitats

Profil


Stage de 4 à 6 mois proposé pour un étudiant (Master 2 voire 1) en écologie, biologie des populations.
Connaissance de la flore et de la phytosociologie.
Intérêt pour le travail de terrain. Connaissances des traitements statistiques appliqués en écologie.
Notions sur QGis (logiciel SIG).
Autonomie, organisation, rigueur.

Conditions


Stage de 5 à 6 mois (avril – août).
Stage indemnisé (15% du plafond horaire de la sécurité sociale, soit environ 550 €). Frais de déplacements éventuels sur le terrain remboursés.
Stagiaire basé dans les locaux de la RNN à Bouaye (44), pas de logement mis à disposition.
Candidature par mail à : Jean-Marc Gillier, SNPN, Directeur de la Réserve Naturelle Nationale du Lac de Grand-Lieu : snpn.grandlieu@orange.fr
Date limite de réponse : 15/12/2015


12 octobre 2015

Jussie terrestre : nouvelle progression en 2015

Colonisé depuis plusieurs années, le lac de Grand-Lieu abrite les deux espèces de cette belle invasive : la Jussie rampante Ludwigia peploides et la Jussie à grande fleur Ludwigia grandiflora. Cette dernière marque une nouvelle dynamique de colonisation depuis 2-3 ans avec des formes terrestres qui se répandent au sein des prairies inondables et des roselières et habitats associés. Sur un espace témoin des prairies de Saint-Lumine-de-Coutais, les zones presque totalement envahies par cette espèce sont ainsi passées d’une surface de 2,4 ha à plus de 17 ha entre 2013 et 2015. Les secteurs envahis sur les roselières et prairies des réserves naturelles (nationale et régionale) du lac ont également progressé de façon très significative depuis 2 ans.
Les conséquences sur les habitats impactés sont majeures en termes de biodiversité mais également sur les activités d’élevage. Face à cette situation, les éleveurs de Grand Lieu ont manifesté devant la Préfecture à Nantes pour dénoncer cette situation ainsi que la gestion des niveaux d’eau qui, selon eux, est une des causes de cette progression.
Suite à cette action, un bilan de la situation sur l’ensemble des prairies a été réalisé avec le Syndicat de Bassin versant et les agriculteurs. Le Forum des marais atlantique et un chercheur spécialiste de l’espèce ont été associés à ce travail ainsi que les gestionnaires des deux réserves, la SNPN et la Fédération des chasseurs. Une rencontre associant l’ensemble des acteurs, collectivités et administrations concernées sur le secteur de Grand Lieu s’est tenue en Préfecture en septembre. Les solutions miracle n’existent malheureusement pas contre la Jussie terrestre. Il est souligné l’importance de poursuivre les expérimentations ainsi que la gestion des bords de parcelles encore indemnes. Les solutions phytosanitaires réclamées parfois semblent vouées à l’échec (des expérimentations en ce sens ont eu lieu en Brière notamment il y une dizaine d’années). Les collectivités locales et l’Agence de l’eau excluent heureusement tout soutien à ce type de gestion. L’Etat en revanche ne s’interdit pas de nouvelles expérimentations en la matière ! Rappelons pour notre part que l’usage des produits phytosanitaire en zone humide est interdit.
Les opérations d’arrachage se sont poursuivies en 2015 sur la RNN avec la reprise de l’arrachage mécanique qui était devenu inopérant face à la régression des formes aquatiques. Près de trente tonnes ont ainsi été arrachées en 2015 sur ce territoire : probablement une toute petite partie des stocks en place ! En dehors de la Réserve, des opérations de broyage fin (a priori la moins mauvaise des solutions de gestion) des prairies envahies ont été menées.


9 octobre 2015

Activités de baguage au lac de Grand Lieu, été 2015

Comme chaque année depuis 2002, le baguage des passereaux paludicoles constitue une des activités de suivi sur la Réserve naturelle nationale du lac de Grand-Lieu.

Les passereaux liés aux phragmitaies sont la principale cible de ce suivi en août. Ils sont capturés à l’aide de 120 mètres de filets verticaux, selon un protocole constant dans le temps. Ce protocole (appelé ACROLA) fixe le nombre de filets, le type de repasse sonore (diffusion du chant de l’espèce visée) et de matériel utilisé, sur l’ensemble des sites français impliqués. En août 2015, le nombre de captures a été plutôt faible, en raison surtout des effectifs peu importants de l’espèce majoritaire, le Phragmite des joncs. Une mauvaise reproduction dans les îles britanniques semble en être la cause... Entre 80 et 250 oiseaux ont ainsi été capturés par matinée, avec des nombres corrects pour la Rousserolle effarvatte, les Locustelles tachetée et luscinioïde, la Gorgebleue à miroir, etc. Près de 3000 oiseaux ont été bagués.
A partir de septembre, les opérations de baguage se poursuivent dans les saulaies du lac depuis trois ans, ce qui devrait nous permettre à terme de mieux connaître les populations de passereaux qui exploitent les extraordinaires ressources en insectes de ces habitats à l’automne. Le bilan détaillé de ces activités de baguage est disponible dans le rapport sur le suivi ornithologique publié annuellement sur le site web de la SNPN. Le bilan 2014 est téléchargeable sur : http://www.snpn.com/spip.php ?article167


7 septembre 2015

Vient de paraître
"Suivi ornithologique du lac de Grand-Lieu en 2014", Sébastien Reeber, Réserve Nationale du lac de Grand-Lieu, août 2015.

Ce document présente les résultats du suivi ornithologique prévu par le plan de gestion de la réserve et mis en place sur son territoire et ses abords.

Télécharger le Suivi ornithologique du lac de Grand Lieu


8 juillet 2015

Niveaux d’eau : du nouveau et de la contestation !

Le nouvel arrêté de gestion expérimentale des niveaux d’eau du Lac de Grand-lieu est en application depuis la fin de l’hiver (cf. Courrier de la Nature n°288).
Suite à un début de printemps sec, le lac atteignait un niveau plutôt bas pour la saison avec 1,88 m à la fin avril (cote Buzay = 1,33 m NGF). Les derniers jours d’avril et les premiers jours de mai particulièrement pluvieux (95 mm en trois jours à Nantes) ont fait remonter le Lac de 45 cm et basculer en gestion de « crise » pendant près de deux semaines. Malgré le retour à une situation maîtrisée et conforme au nouvel arrêté, quelques éleveurs des marais du Lac ont manifesté leur inquiétude et leur désaccord devant le vannage de Bouaye le 27 mai devant la presse et quelques gendarmes alertés par le gestionnaire des ouvrages hydrauliques inquiet. Manifestation paradoxale puisque le nouvel arrêté avait été validé par leur représentant et que les niveaux d’eau obtenus en cette fin mai dépendaient largement de la situation de crue connue en début de mois !
Un point d’étape était prévu au Comité consultatif de la Réserve Naturelle Nationale du Lac de Grand-Lieu avec l’ensemble des usagers, élus et administrations. Les échanges ont révélé une satisfaction partagée devant la gestion effectuée ce printemps, en accord avec l’esprit et le texte du nouvel arrêté. Les agriculteurs éleveurs de marais ont brillé par leur absence à ce comité consultatif, préférant sans doute d’autres actions à la discussion et l’échange avec les autres parties prenantes sur ce sujet…


2 juillet 2015

Nidification 2015 : quelques nouvelles du côté des grands échassiers

Effectif record pour la nidification de la grande aigrette et de la spatule blanche sur le Lac de Grand-lieu ce printemps. La relative stagnation des effectifs ces dernières années nous faisait penser à une certaine saturation du site. Visiblement, il n’en est rien.
Après sa première nidification avec un couple en 2011, aucune preuve formelle de reproduction n’avait été enregistrée pour l’ibis falcinelle depuis sur Grand-Lieu. C’est de nouveau chose faite en 2015 avec au moins 6 couples nicheurs !


25 juin 2015

Les sorties printanières organisées par la SNPN autour du Lac

Quelques sorties crépusculaires ont été organisées par la SNPN ce printemps autour du Lac, à la découverte des oiseaux nocturnes, des marais et de leur flore et de leur faune. Elles ont remporté un vif succès puisqu’à chaque fois, nous avons été obligés de refuser certaines personnes. Ces sorties ont été organisées par la SNPN en partenariat avec différents organismes : maison du Lac de Grand-Lieu, LPO, Groupement des Agriculteurs Biologiques, fête de la Nature, agriculteur éleveur de marais. Elles ont bénéficié du soutien de la ville de Bouaye et du Département de Loire-Atlantique.
Les adhérents présents à l’Assemblée Générale ont pu eux aussi découvrir quelques sites des bords du Lac : Maison du Lac de Grand-Lieu et ses remarquables expositions permanentes, marais du sud-ouest du Lac et site de Pierres-Aigües. Les spatules étaient au rendez-vous au bord du Lac, à la grande satisfaction des participants… Bien d’autres espèces plus ou moins rares ont pu être observées tant au niveau de la faune que de la flore.


12 juin 2015

Nouveaux locaux pour la réserve

Les travaux de restauration des « annexes » de la Maison du garde, dépendances du Pavillon de chasse du parfumeur Guerlain, sont désormais achevés. Le nouveau siège de notre réserve , fraîchement aménagé, a été inauguré le 12 juin dernier en présence des élus locaux et de notre partenaire principal, le Conservatoire du Littoral. Et en voici la nouvelle adresse : SNPN-RNN du Lac de Grand Lieu, La Chaussée, 44830 Bouaye, tél. /fax 02.40.32.62.81.


10 juin 2015

La SNPN et l’équipe de la Réserve naturelle du lac de Grand Lieu ont le plaisir de vous accueillir à Bouaye (44) le samedi 13 juin 2015 pour l’assemblée générale de notre association. lire la suite


22 avril 2015
Etude sur l’évolution de la flore des prairies inondables de Grand-Lieu

Situées en dehors de la réserve naturelle nationale, les prairies inondables des marais de Grand-Lieu n’en recèlent pas moins une grande richesse écologique. Prairies inondables. Photo Jean-Marc-Gillier/SNPN
Face aux changements de la flore perçus par les exploitants de marais, une étude a été lancée en 2014 pour évaluer cette évolution. Elle reprend en l’affinant la méthodologie qui avait été utilisée pour réaliser un premier état des lieux en 1997, ce qui permettra des comparaisons utiles. C’est le Conservatoire botanique national de Brest (antenne de Nantes) qui a réalisé les relevés de terrains en 2014. La Chambre d’agriculture a également réalisée des analyses de fourrages. La SNPN a assuré les relevés de bathymétrie sur ces mêmes secteurs de prairies en reprenant la méthodologie adoptée en 1997. La campagne de terrain pour les données bathymétriques a été réalisée en février et mars 2015, profitant des niveaux d’eau suffisamment hauts pour permettre la navigation « sur » ces prairies et ainsi réaliser les relevés de hauteur d’eau. Les résultats sont en cours d’exploitation et seront diffusés dans le courant de l’année 2015. Cette étude est coordonnée par le Syndicat de bassin versant de Grand-Lieu en tant qu’animateur du site Natura 2000 et bénéficie d’un financement de la DREAL des Pays de la Loire.

Sanglier : un problème qui atteint également Grand-Lieu ?

La recrudescence des problèmes liés au sanglier (collision routière, dégâts aux cultures) dans le département de Loire-Atlantique conduit l’administration à engager des démarches pour tenter de réduire les points noirs et donc les densités de ce mammifère encombrant. Le Lac de Grand-Lieu et la Réserve naturelle n’échappent pas à cette préoccupation. Elle se voit effectivement fréquentée par les sangliers de façon plus ou moins permanente, les battues menées aux alentours ramenant régulièrement des individus ou des groupes sur le territoire de la réserve, zone pourtant peu accueillante compte tenu des conditions d’inondation et de la faible ressource alimentaire disponible dès que les niveaux d’eau montent. Photo Jean-Marc Gillier/SNPN
La DDTM, Direction départementale des territoires et de la mer, envisage des interventions accentuées en périphérie de la réserve et, si nécessaire, sur la réserve également. Techniquement difficiles, leur pertinence même est questionnée. L’équipe technique SNPN de la Réserve est plutôt réservée sur cette approche. Le Conseil scientifique de la Réserve va donc être saisi de cette question qui sera également examinée en Comité consultatif dans le courant du printemps. A suivre…

 

 

 

 

 


23 mars 2015
3 avril 2015 - Sortie nature : la nuit de la chouette

Partez à la rencontre des oiseaux de nuit au travers d’un diaporama puis d’une sortie sur le terrain ! Cet événement exceptionnel est organisé tous les 2 ans pour faire connaître les chouettes et hiboux et sensibiliser le grand public aux richesses de la nature la nuit. Cette sortie est gratuite et organisée en partenariat avec la SNPN, la LPO et la Mairie de Bouaye.

Réservation indispensable à La Maison du Lac de Grand-Lieu (nombre de places limitées) : tél. 02 28 25 19 07 – 02.49.10.90.00
e-mail : contact@maisondulacdegrandlieu.com
site internet : www.maisondulacdegrandlieu.com


28 février 2015

Un nouveau reportage de France 3 Pays de la Loire : "Nature : à la découverte du Lac de Grand-Lieu"


12 février 2015

Gestion des niveaux d’eau du Lac de Grand-Lieu

Question épineuse depuis longtemps, le sujet a été remis en chantier depuis quelques années. La SNPN, en accord avec le Conseil scientifique de la Réserve naturelle, porte notamment le souhait de rétablir plus de variabilité interannuelle. Celle-ci pourrait contribuer à rétablir une dynamique végétale plus active.
De nombreux échanges et concertations avec les différents usagers du lac ont abouti à un accord de principe pour tester cette optique de gestion. Restait à trouver le moyen de mettre en œuvre cette nouvelle façon de gérer les niveaux d’eau sur le lac.
Pour cela, la DREAL des Pays de la Loire a fait appel au bureau d’étude ISL associé à Aquascop. A partir de la modélisation de l’ensemble du système hydraulique du lac (amont et aval compris), cette étude a testé différents scénarios de gestion et leurs effets sur les niveaux d’eau atteints sur le Lac dans différentes situations hydrologiques et climatiques. Cette étude a servi de base à la nouvelle expérimentation de gestion des niveaux d’eau qui devrait être mise en place à partir du printemps 2015.
Pour consulter cette étude cliquez ici


15 janvier 2015

Un nouveau Conseil scientifique pour la réserve

La Réserve naturelle nationale du lac de Grand-Lieu et la SNPN en tant que gestionnaire sont accompagnées par deux instances : le Comité consultatif qui regroupe les acteurs locaux (élus, acteurs sociaux-économiques, associations…) et administrations sous la présidence du Préfet ou de son représentant ; le Conseil scientifique. La composition de ce dernier est définie par arrêté préfectoral pour une durée de cinq ans. Son renouvellement a été acté le 5 décembre dernier. Désormais présidé par Gilles Pinay, biogéochimiste au CNRS/Université de Rennes 1 et directeur de l’Observatoire des sciences de l’univers de Rennes, il a été étoffé d’experts de nombreuses disciplines.

Outre son nouveau président, il est aujourd’hui composé de :
- Christophe Barbraud, expert sur la dynamique des populations (Centre d’études biologiques de Chizé) ;
- Jacques Baudry, expert sur l’écologie du paysage (Institut national de la recherche agronomique, Centre de Rennes) ;
- Jean-Nicolas Beisel, hydroécologue (Ecole nationale du génie de l’eau et de l’environnement de Strasbourg) ;
- Pierre Chrétien, hydrogéologue (Bureau de recherches géologiques et minières) ;
- Bernard Clément, botaniste (Université Rennes I) ;
- Alain Crave, géomorphologue et sédimentologue (Université Rennes I) ;
- Pierre Elie, ichtyologue (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture) ;
- Pascal Lacroix, botaniste (Conservatoire botanique national de Brest) ;
- Patrick Launeau, expert en géologie structurale et télédétection (Université de Nantes) ;
- Laurent Mermet, expert en analyse stratégique et gestion environnementale (AgroParisTech - Ecole du génie rurale des eaux et des forêts),
- Florentina Moatar-Bertrand, hydrologue (Université François-Rabelais de Tours) ;
- Nathalie Niquil, expert en biologie des organismes et écosystèmes aquatiques (Université Caen Basse-Normandie) ;
- Jean-Marc Paillisson, expert en biologie de la conservation et écologie des invasions (Université Rennes I) ;
- Alexandrine Panard, limnologue (Université Rennes I) ;
- Jaques Trotignon, écologue (Conservateur de la Réserve naturelle nationale de Chérine) ;
- Thibault Vigneron, hydrobiologiste (Office national de l’eau et des milieux aquatiques).

Participent également à ce Conseil scientifique évidemment la SNPN, ainsi que la DREAL (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) des pays de la Loire et la DDTM.

Une première réunion de ce Conseil scientifique s’est tenue le 17 décembre, qui a été l’occasion notamment d’une restitution de l’étude sur la « mise en place d’un protocole expérimental de gestion des niveaux d’eau du Lac » par Arnaud de Bonvillier du Bureau d’étude ISL. Restitution qui a donné lieu à un débat sur les suivis souhaitables pour pouvoir évaluer cette expérimentation.

Bientôt un nouveau siège pour la réserve

Par convention avec le Conservatoire du littoral, propriétaire des bâtiments, la SNPN est maître d’ouvrage de la restauration des bâtiments « annexes de la Maison du Garde », à proximité immédiate du lac, à côté de la Maison du lac de Grand Lieu (ancienne « Maison Guerlain » rénovée et aménagée pour l’accueil du public), récemment ouverte. Ces locaux vont devenir le nouveau siège administratif et technique du gestionnaire de la Réserve naturelle nationale. La SNPN va donc dans les mois à venir quitter ses locaux du 15 rue de la Chataigneraie à Bouaye, pour s’installer au plus près de la réserve dans des locaux refaits à neuf. Les travaux, démarrés en juillet 2014, sont actuellement dans leur dernière phase.

Appel aux bénévoles : Si vous êtes proches de Bouaye et que vous souhaitez donner quelques heures pour aider les salariés de la SNPN dans les travaux de finition (peinture essentiellement) ou de déménagement, n’hésitez pas à nous contacter (02.40.32.62.81, 06.30.94.33.76) !


12 septembre 2014

La Maison du lac de Grand-Lieu : ouverture et contribution de la SNPN

Maison du lac de Grand Lieu rénovée. Photo Jean-Marc Gillier / SNPN-RNN du Lac de Grand Lieu

Maison du lac de Grand Lieu rénovée. Photo Jean-Marc Gillier / SNPN-RNN du Lac de Grand Lieu.

Projet porté par le Conseil général de Loire-Atlantique en lien avec le Conservatoire du littoral, l’ensemble est constitué d’un lieu d’interprétation du lac de Grand-Lieu au sein du Centre d’accueil et d’un cheminement menant à l’espace d’observation situé dans le pavillon de chasse de l’ancien propriétaire, la « Maison Guerlain ».
La SNPN, en tant que gestionnaire de la Réserve naturelle nationale, a été largement sollicitée ces derniers mois pour apporter son expertise et son soutien technique à l’élaboration des contenus de l’exposition permanente : écriture de textes et relectures, validation scientifique, montage d’animations, conseil sur les images et sons…

Photo 1 Jean Marc Gillier / SNPN-RNN du Lac de Grand Lieu. Photo 2 Jean Marc Gillier / SNPN-RNN du Lac de Grand Lieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Photo 1. Un engin incongru au-dessus des eaux du lac de Grand-Lieu : un drone pour la réalisation de séquences vidéo qui viendront enrichir l’exposition permanente. Photo Jean Marc Gillier / SNPN-RNN du Lac de Grand Lieu.
Photo 2. Le montage d’un appareil photo pour réaliser le time-lapse (qui se retrouve dans l’expo) sur un des observatoires de la RNN du Lac de Grand Lieu.Photo Jean Marc Gillier / SNPN-RNN du Lac de Grand Lieu.

L’équipe de la réserve a également piloté sur le lac les photographes et vidéastes retenus par le maître d’ouvrage pour produire les images les plus belles dans le respect du site et de sa faune. La Maison du lac est gérée par la Société publique locale Loire-Atlantique développement.

Infos pratiques :
La Maison du Lac de Grand-Lieu
Rue du lac
44830 Bouaye
Tél. 02 28 25 19 07

site : http://maisondulacdegrandlieu.com/ contact@maisondulacdegrandlieu.com


8 août 2014
L’ouverture de la Maison du lac de Grand-Lieu

La date d’ouverture est connue : la Maison du Lac de Grand-Lieu accueillera ses premiers visiteurs le dimanche 14 septembre 2014 à Bouaye. Ceux-ci (réservation obligatoire) auront la chance de découvrir un espace unique dédié à l’une des plus belles zones humides d’Europe, reconnue pour sa richesse biologique exceptionnelle : le lac de Grand-Lieu !
Sur place, le Département de Loire-Atlantique et Loire-Atlantique Développement ont imaginé un parcours en trois étapes pour aider petits et grands à comprendre les paysages, la faune et la flore du lac et l’importance de protéger ce patrimoine. Centre d’accueil, chemin écologique, Pavillon du lac (ancienne maison Guerlain) : les lieux vont enfin livrer leurs secrets et, surtout, ceux du lac.
Sans attendre, le Département propose une plongée en avant-première dans la Maison du Lac de Grand-Lieu à travers un jeu mis en ligne sur sa page facebook. Du 11 au 31 août, les internautes peuvent gagner des entrées en avant-première en se connectant sur la page : facebook.com/loireatlantique

Source : communiqué de presse du 8 août de Loire-Atlantique. fr

à voir aussi : vidéo


1er août 2014
Ornithologie : Des observations tout le mois d’août

L’observatoire est en libre accès tout l’été, sur le site de Pierre-Aigüe, jusqu’au 31 août.
C’est l’un des plus vastes et des plus beaux points d’accès du lac de Grand-Lieu, un espace naturel protégé pour sa faune et sa flore.D’un point de vue ornithologique, le lac de Grand-Lieu constitue la deuxième richesse nationale après la Camargue.Il est réputé pour ses espèces protégées et pour ses grandes colonies d’oiseaux et la flore y est abondante.
Des séances commentées sont proposées les dimanches 3, 10, 17, 24 et 31 août, de 16 h à 19 h, éclairées par Emmanuelle Dulain, Aignanaise, fauconnière, avec une spécialité ornithologie. Apporter son matériel d’observation.

Source : Ouest-France


18 juillet 2014
L’écrevisse de Louisiane, véritable fléau écologique pour le Lac de Grand Lieu
Voici quelques années, l’écrevisse de Louisiane faisait des ravages sur le lac de Grand-Lieu. Depuis, des dispositifs efficaces ont été mis en place.
Vingt tonnes, c’est le nombre d’écrevisses de Louisiane pêché chaque année sur le lac de Grand-Lieu. Ce crustacé n’est pourtant pas le bienvenu sur ce lac dont la superficie avoisine les 63km2. La raison : il représente un réel danger pour la survie des espèces présentes sur place. C’est en 2007, que son nombre a explosé et c’est à ce moment-là que les pêcheurs ont tiré la sonnette d’alarme. “La dégradation de la flore et la perte grandissante du nombre de poissons devenaient importantes et il fallait trouver des solutions pérennes auprès des élus”, souligne l’un d’entre eux. Une étude est donc commandée par la Région Pays de la Loire pour tenter de lutter contre ce phénomène. Pas moins de 53.000€ ont été débloqués et un contrat de 150.000€ a été signé entre les pêcheurs et Natura 2000 pour lutter contre ce fléau. “Sur les 20 tonnes d’écrevisses pêchées chaque année, la moitié est commercialisée tandis que l’autre moitié est broyée”, souligne un représentant du syndicat du Bassin de Grand-Lieu. De nombreuses organisations comme la Fédération départementale des chasseurs de Loire-Atlantique ou la Direction départementale des territoires et de la mer de la Loire-Atlantique (DDTM) viennent en aide aux sept pêcheurs professionnels qui travaillent sur place.

Entre 100 et 500 œufs pondus par an !

Le but de cette opération est “d’aider le milieu à retrouver un équilibre et de réguler le nombre d’écrevisses”, rappelle un autre pêcheur. Malgré les nombreux efforts mis en place, ce crustacé ne disparaîtra jamais. Chaque année, les femelles peuvent pondre entre 100 et 500 œufs chacune ! Agressive, l’écrevisse de Louisiane aime se reproduire dans un environnement parsemé d’herbes hautes qui baignent dans une eau douce. Omnivore, elle se nourrit principalement de têtards de grenouilles et d’insectes. Le lac de Grand-Lieu est donc rempli de ce crustacé. “On peut ramasser entre 50 et 60kg d’écrevisses en une seule pêche ou seulement 4 à 5kg, ça dépend des périodes. C’est surtout au printemps et en automne qu’on en pêche énormément”, rappelle un des pêcheurs, tirant hors de l’eau un verveux. Monté sur des anneaux, ce filet, qui a la forme d’une longue nasse cylindrique, permet donc de pêcher ces fameuses écrevisses mais aussi des anguilles ou d’autres poissons présents dans le lac.

Trouver d’autres moyens d’action

D’autres nasses, plus petites, sont également dispersées mais celles-ci servent à l’étude des écrevisses. “Cela permet d’affiner notre connaissance sur leur mode de vie”, précise un des représentants de la Fédération départementale des chasseurs de Loire-Atlantique. D’ici la fin de l’année 2015, le contrat avec le réseau Natura 2000 sera expiré et il faudra “trouver d’autres moyens d’action et de financement pour aider les pêcheurs à pêcher cette écrevisse”, interpelle Erwann Le Floc’h, secrétaire général du Syndicat mixte pour le développement de l’aquaculture et de la pêche en Pays de la Loire (Smidap) en charge de la pêche professionnelle. Ce réseau, qui appartient au ministère de l’Ecologie, du développement durable et de l’énergie, concilie préservation de la nature et préoccupations socio-économiques. 150.000€ ont été débloqués pour venir en aide aux pêcheurs du lac de Grand-Lieu. D’ici là, l’étude sur l’écrevisse de Louisiane devrait être finalisée en septembre prochain.

Source : Le Courrier du pays de Retz.fr


10 mars 2014

La Maison du Lac de Grand-Lieu, une fenêtre s’ouvre...

Entre le 13 novembre 2013 et le 19 avril 2014, les 10 communes riveraines du Lac de Grand-Lieu accueilleront une exposition itinérante sur la future Maison du Lac ainsi qu’un premier cycle de conférences sur quelques-unes des multiples facettes de ce projet inédit. Sauvage et mystérieux, le lac s’y dévoilera un peu avant l’ouverture au public de la Maison du Lac de Grand-Lieu.

La commune de St Mars de Coutais, accueillera cette exposition du 10 au 23 mars 2014 au sein de la mairie (salle du conseil municipal), aux horaires d’ouverture de la mairie :

Lundi : 9h-12h30 14h-17h30
Mardi : 9h-12h30
Mercredi : 9h-12h30 14h-17h30
Jeudi : 14h-18h30
Vendredi : 9h-12h30 14h-17h30
Samedi : 9h-12h

14 rue Saint Médard, 44680 Saint Mars de Coutais

Tél. : 02 40 31 50 53 ; Fax : 02 40 04 87 44


12 décembre 2013

Appel aux dons : projet d’aménagement de la maison de la réserve et lancement d’un nouveau programme de recherche dans la réserve du lac de Grand-Lieu

La SNPN, gestionnaire de la réserve naturelle du lac de Grand-Lieu, a besoin de votre soutien pour la mise en place en 2014 de plusieurs projets :

Les travaux d’aménagement du nouveau siège de la Réserve naturelle, qui offrira l’avantage d’un lieu unique, fonctionnel et pratique au plus près de la Réserve.

L’élaboration d’un nouveau programme de recherche. On sait l’importance de la végétation dans le fonctionnement d’un lac peu profond comme celui de Grand-Lieu : ici, les phénomènes d’interactions entre végétation supérieure, phytoplancton et nutriments sont complexes. C’est sur ce thème que la SNPN envisage des recherches scientifiques.

Votre soutien permettra de consacrer du temps à ce montage et d’en faciliter la réussite.

Pour faire un don suivez le lien : Dons et legs


24 mai 2013
Venez nombreux à l’Assemblée générale de la SNPN !
Cette année, le 22 juin, l’équipe de la Réserve naturelle du lac de Grand Lieu nous accueille à Bouaye (44), en Loire Atlantique !

Au programme :

10h00 : La salle Eugène Lévèque, place Guillaume Ricaud, 44830 Bouaye (point A sur le plan ci-dessous)

- Vous assisterez successivement au discours de notre président, Jean Untermaier, et à la présentation du rapport financier (par notre trésorier Jacques Marinier), de celui du commissaire aux comptes et du rapport moral (par notre secrétaire général Michel Echaubard).
- Vous participerez ensuite aux élections des administrateurs (vous pouvez vous-même présenter votre candidature jusqu’au 31 mai : pour les modalités, rendez-vous sur notre site internet).
- La matinée se clôturera par une conférence du directeur de la Réserve naturelle du lac de Grand Lieu, Jean-Marc Gillier, qui fera le point sur l’état de la Réserve en 2013.

13h00 : Maison de la Réserve, 20, rue de l’Acheneau, 44830 Bouaye (point B sur le plan ci-dessous)

Nous nous rassemblerons pour un pique-nique convivial à la Maison de la Réserve où, époque solidaire oblige, nous prendrons soin d’apporter chacun notre repas.

14h30 :
Selon le temps imparti, nous serons conviés à l’une et/ou l’autre de ces deux visites :
- visite du chantier de la Maison du Lac de Grand Lieu (ex-Maison Guerlain), qui ouvrira prochainement ses portes en tant que Centre d’éducation à l’environnement ;
- balade à la découverte de la faune et de la flore des marais environnant la Réserve naturelle du lac de Grand Lieu, en parcourant les chemins depuis la Maison de la Réserve (équipez-vous de vos bottes, jumelles, guides d’identification, crème solaire, voire vêtements de pluie, etc.).

A cette assemblée générale seront convié(e)s les adhérent(e)s à jour de leur cotisation 2013.
N’oubliez pas de renouveler votre adhésion à la SNPN (lien vers le formulaire)

Confirmez votre présence en remplissant le formulaire ci-dessous.

Nous serons heureux de vous y retrouver. Venez nombreux !


Informations transport


Attention ! Aucune navette ne sera assurée entre Nantes et Bouaye (12 km). Prévoyez de venir en voiture (voir le plan d’accès ci-dessous) ou/et optez pour le covoiturage. Possibilité de départ de Bouaye à destination de Nantes par le train à 17h15 ou à 19h23.
Ceux qui souhaitent participer, en tant que conducteur ou passager, au covoiturage inscrivez-vous sur le site (en cliquant sur "Participez au covoiturage") : Wigowiz, le covoiturage de vos événements


Plan d’accès :



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23 mai 2013
"Suivi ornithologique du lac de Grand-Lieu en 2012", Sébastien Reeber, Réserve Nationale du lac de Grand-Lieu, avril 2012.

Ce document présente les résultats du suivi ornithologique prévu par le plan de gestion de la réserve (SNPN, 2009) et mis en place sur son territoire et ses abords.

Version PDF à télécharger ici ou à feuilleter ci-dessous :


22 avril 2013
Prochaines sorties :

14 juin 2013 - Crépuscule sur les marais de Grand Lieu
5 juillet 2013 - Découverte des chauves souris


22 avril 2013

Les 19 et 20 juin auront lieu à Saint Lyphard (44) les Premières Rencontres Françaises sur les Ecrevisses Exotiques

L’INRA de Rennes, le Parc Naturel Régional de Brière et le Forum des Marais Atlantiques en partenariat avec l’ONEMA s’associent pour organiser 2 journées qui seront l’occasion de rapprocher l’ensemble des acteurs, scientifiques, gestionnaires, monde de la pêche, professionnels de l’environnement et services de l’Etat impliqués/concernés par la problématique des écrevisses exotiques.
Au programme :
- Quel niveau de prolifération de ces espèces ?
- Comment évoluent les écosystèmes en présence de ces espèces ?
- Est-il envisageable de contrôler ces espèces, pourquoi et si oui comment ? Renseignements : www.parc-naturel-briere.fr
Sans frais d’inscription mais la réservation est obligatoire


Centre d’éducation à l’environnement de Grand Lieu... un projet à découvrir !

En offrant un point de vue unique sur le lac de Grand Lieu et un espace pédagogique, ce futur centre d’éducation à l’environnement va permettre de découvrir toute la richesse de ce patrimoine naturel.

voir la vidéo


Découvrez en vidéo le lac de Grand-Lieu situé au sud-ouest de Nantes, à une dizaine de kilomètres au sud de la Loire, en presque totalité sur le territoire de la commune de Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, dans le département de la Loire-Atlantique.

Du fait de la très faible déclivité du terrain qu’il recouvre, il est caractérisé par une superficie très fluctuante, une faible profondeur, et un fonctionnement qui évoque plutôt celui de grands lacs peu profonds comme le lac Tchad, que celui de la plupart des autres grands lacs de France. Il s’agit en hiver du plus grand lac naturel de plaine français.

vidéo


Le lac de Grand-Lieu au cœur d’un projet scientifique

En février 2011 a débuté une nouvelle étude scientifique portant sur la gestion hydraulique et la qualité de l’eau du lac de Grand-Lieu. Prévu pour une durée de 18 mois ce projet est financé par la Région Pays de la Loire dans le cadre du premier appel à projets, lancé en 2010 « Expertise au profit du territoire » et destiné à dynamiser les structures de recherche pour répondre aux intérêts locaux.
L’objectif de cette étude est d’élaborer un outil concret d’aide à la gestion des eaux du lac accompagné d’une analyse fine de son fonctionnement écologique qui comprend l’évaluation de sa dynamique hydraulique et sédimentaire. Le lac de Grand-Lieu est, en effet, un lac particulier caractérisé par une faible profondeur et des cycles physico-chimiques et biologiques très rapides. Son fonctionnement ne peut être comparé avec aucun lac « classique » et à cette singularité doivent répondre les moyens de surveillance adaptés.
L’équipe réunie autour de ce projet comprend trois laboratoires de l’Université des Sciences de Nantes et plusieurs partenaires techniques, dont la SNPN, gestionnaire de la réserve naturelle nationale. Elle met à la disposition des chercheurs les données illustrant l’évolution de la zone d’eau libre, des végétaux hydrophytes flottants depuis les années 90, les données des campagnes bathymétriques ainsi qu’un radeau qui accueille deux sondes autonomes de mesure des paramètres physicochimiques et de la productivité primaire.

En savoir plus : www.sciences.univ-nantes.fr


Les étudiants en design découvrent le lac de Grand-Lieu

Un groupe d’étudiants du Pôle Design d’Espace du Lycée Livet (Nantes) a été accueilli, le 15 septembre dernier, sur le site de Grand-Lieu par Monsieur Pierrelée, représentant du Conseil général de Loire-Atlantique, et Jean-Marc Gillier, directeur de la réserve. L’objectif de cette visite est de faire connaissance avec l’espace qui s’inscrira prochainement dans le projet de la création du Centre d’éducation à l’environnement qui comprendra le pavillon de chasse du célèbre parfumeur, Jean-Pierre Guerlain, un bâtiment réhabilité en centre d’interprétation et un espace piéton autour de ces constructions. L’idée est de proposer aux visiteurs une promenade pédagogique qui fera découvrir les richesses du lac, tout proche mais interdit au public, et aussi sensibilisera à la nécessité de sa préservation. Les étudiants proposeront des pistes d’aménagement pour les différents aspects du projet tels que : aménagement du chemin pédagogique, scénographie dans la Maison Guerlain, prolongement du projet sous forme des sentiers ou relais pédagogiques dans les communes avoisinantes… En savoir plus sur le projet : www.loire-atlantique.fr


Régulation de la population d’écrevisse de Louisiane : un nouveau contrat Natura 2000 pour le lac de Grand-Lieu

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L’avis du directeur de la RNN de Grand-Lieu, Jean-Marc Gillier
Les premières investigations ont été mises en place par la SNPN pour caractériser la population d’écrevisse de Louisiane et son fonctionnement sur le Lac de Grand-Lieu. Celles-ci doivent être accentuées et affinées. Pour cela un projet est en cours de montage en partenariat avec une spécialiste de l’espèce de l’Université de Poitiers, Mme Catherine SOUTY-GROSSET, et avec le Parc Naturel Régional de la Brenne, confronté à l’extension de cette même espèce sur son territoire. Le but est de mesurer l’impact des opérations de pêche et de destruction sur les densités, la structure et la dynamique des populations d’écrevisses. Les suivis mis en place depuis quelques années sur la Réserve Naturelle par la SNPN devraient permettre de détecter les éventuels effets positifs de cette opération notamment sur la végétation. Il convient malheureusement de ne pas être trop optimiste sur ce point.


Vers un réseau européen des lacs de plaine

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Les nouveaux « Chemins Nature » !

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Biométrie sur une femelle d'anguille. Photo Jean-Marc Gillier

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Les chemins Nature
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RNN du lac de Grand-Lieu. Suivi ornithologique 2011.
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Suivi ornithologique du lac de Grand Lieu en 2014. Sébastien Reeber, SNPN RN du lac de Grand Lieu, août 2015
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Suivi ornithologique du lac de Grand Lieu en 2015. Sébastien Reeber, SNPN-RN du lac de Grand Lieu, mars 2016
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