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Protection des milieux sensibles
Depuis de nombreuses années la SNPN intervient pour la protection des milieux. De très nombreuses actions illustrent l’activité de l’association dans ce domaine. Vous en trouverez-ci-après quelques exemples.

Guyane

Les actions de la SNPN en Guyane ont commencé dans les années 70, lorsque des missions scientifiques ont découvert que quelques 15 000 tortues luths venaient pondre chaque année sur les plages du nord-ouest de la Guyane. Une campagne et l’édition d’affiches "la luth pour la vie" ont alors été réalisées, la SNPN a également soutenu la création d’une écloserie près du lieu de ponte, tandis que le Courrier de la nature se faisait déjà l’écho des actions menées.

Au milieu des années 70, c’est pour une autre espèce emblématique de la Guyane que la SNPN et sa revue se mobilisaient : l’ibis rouge. Chassée non seulement pour sa chair, mais surtout pour ses plumes, avec lesquelles se confectionnaient des fleurs artificielles d’un rouge sanglant, l’espèce était des plus menacées. Aujourd’hui encore, malgré sa prtotection officielle depuis 1986, les effectifs d’ibis rouges en Guyane sont relativement faibles, et l’animal reste une grande victime du braconnage.

Des avancées ont cependant eu lieu, notamment par le biais de la création de 5 réserves naturelles depuis 1992 :

- deux sur le littoral : l’île du Grand Connétable, qui abrite un peuplement impressionnant de 6 espèces d’oiseaux marins et l’Amana, qui comprend notamment les plages de ponte des tortues luths ;
- deux en forêt primaire : les Nouragues et la Trinité, avec ses reliefs très accidentés : inselberg, savane-roches, montagnes boisées ;
- les marais de Kaw Roura, l’un des derniers refuges du caïman noir.

La SNPN reste associées à la gestion de trois de ces réserves : le grand Connétable, les marais de Kaw Roura et l’Amana.
En 1998, la SNPN a orienté ses activités autour de la Guyane, à travers, notamment, l’édition d’un numéro spécial du Courrier de la Nature et l’organisation d’une exposition dans ses locaux.


Lurberria, un projet de barrage pharaonique à fort impact environnemental.

Extrait d’un article paru dans le n° 225 - mars-avril 2006 du Courrier de la Nature par Hervé BRUSTEL

Les pluies torrentielles du Pays Basque ont été dévastatrices, notamment en 1983 pour les installations réalisées en zone inondable dans la commune de Saint-Pée-sur-Nivelle. Cette crue exceptionnelle a été l’événement déclencheur du projet de barrage de Lurberria. Mais l’étude d’impact omet d’indiquer que le barrage est projeté dans un site susceptible d’être inscrit au réseau Natura 2000 et qu’il irait à l’encontre de plans de restauration d’espèces en régression à l’échelle européenne, comme le vison d’Europe, ou très rares comme le pique-prune.

-  Suite dans le numéro 225 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande


Fontainebleau

Le massif forestier de Fontainebleau constitue l’un des derniers lambeaux subsistant de l’immense forêt feuillue hercynienne qui couvrait, au début de notre ère, l’ensemble de l’Europe atlantique et centrale. Il occupe environ 25000 hectares, dont 18000 hectares constituent la forêt domaniale, qui présente un périmètre d’une centaine de kilomètres.
L’Alliance Mondiale pour la Nature (UICN) y fut créé en 1948, son anniversaire a été célébré en 1998 en grande pompe sans que la moindre initiative de mise en réserve substantielle n’ait été annoncée à cette occasion.
La création d’un Parc National à Fontainebleau a une justification écologique évidente liée à son exceptionnelle biodiversité.
La SNPN a consacré une grande énergie pour atteindre cet objectif.