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Le Courrier de la Nature n°265
- Novembre - Décembre 2011

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Jeune lynx boréal/Photo Y.Thonnérieux
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Sommaire

Editorial
Echos-Actualité :

- Campagne de démoustication en Camargue
- Restauration de la population de grand hamster en Alsace
- Un plan de sauvegarde pour la chouette effraie
- Un guide des vertébrés envahissants en outre-mer
- Publication de la nouvelle liste rouge mondiale des espèces menacées
- En Guyane, un plan national d’actions pour un palmier endémique
- Marée noire : vers une dépollution du delta du Niger
- Biodiversité à Paris
- Appel à manifestation d’intérêt pour le futur parc national de zone humide
- Premier bilan de l’état des sols en France
- Zones humides : au service d’un tourisme durable


- Dans l’intimité des gastéropodes par Yves Thonnérieux

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- Tour d’horizon de l’odonatologie française : de la découverte des libellules à la mise en oeuvre du Plan national d’actions en faveur des odonates par Xavier Houard & Cédric Vanappelghem

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- Le statut de la population de lynx (Lynx lynx) en France par Eric Marboutin, Alain Laurent, Pierre-Emmanuel Briaudet, François Léger, Alain Bataille, Gérald Goujon, Christophe Duchamp, Michel Catusse

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Les mares. Les Amphibiens.


La nature sous l’oeil de ... la Société de photographie d’histoire naturelle


Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Lexique


Editorial


Les plans nationaux d’actions pour lutter contre l’érosion de la biodiversité
Quelles sont les bonnes résolutions de cette nouvelle année ? Car 2012 commence avec un tableau chargé : extinctions d’espèces, diminution de la diversité génétique, surexploitation des ressources, fragmentation des milieux… Chaque année en France, ce sont entre 60 000 et 80 000 hectares de milieux naturels et agricoles qui disparaissent. Le bilan établi lors de la dixième conférence des parties de la Convention sur la diversité biologique (CBD) est clair : l’engagement pris en 2010 pour enrayer la perte de la biodiversité est un échec et il faudra redoubler d’efforts…
La France s’était pourtant dotée en 2004 d’une Stratégie nationale pour la biodiversité renforcée par le Grenelle de l’environnement. Aujourd’hui, sa volonté se poursuit avec la révision de cette stratégie (2011-2020) qui concerne toujours la protection des espèces et des espaces naturels. La création des plans nationaux d’actions en faveur des espèces les plus menacées, anciennement appelés plans de restauration et mis en œuvre depuis une quinzaine d’années, est aujourd’hui renforcée. Ces programmes, établis sur cinq ans, déterminent les actions nécessaires à la conservation et à la restauration des espèces menacées, c’est-à-dire celles en danger critique d’extinction sur la liste rouge mondiale de l’UICN (Union internationale pour la conservation de la nature), mais aussi celles menacées à l’échelle nationale. Divers taxons sont concernés. Vous en découvrirez dans ce numéro trois exemples : le premier est le grand hamster d’alsace, le deuxième le palmier guyanais Bactris nancibaensis, le troisième les odonates.
La mise en œuvre de tels programmes mérite d’être soulignée car la conservation d’une espèce demande une multitude de connaissances et de compétences relevant de divers horizons. Mettre en place les suivis nécessaires à l’évaluation de l’état des populations et à la connaissance fine de la biologie et de l’écologie d’une espèce peut s’avérer très chronophage. Ces informations sont pourtant indispensables à la déclinaison des diverses actions à entreprendre, ces dernières étant conditionnées par une concertation étroite entre les divers acteurs et une appropriation générale. Enfin, ce type de projet est difficilement pérenne sans de réelles campagnes de sensibilisation et de communication.
Pour que les engagements de la France puissent être respectés, le lancement de nouveaux plans d’actions ainsi que le suivi de ceux existants sont essentiels et doivent être encouragés : ils nécessitent un réel portage politique et davantage de moyens financiers et humains. Nous pouvons donc nous demander, à l’aube des prochaines élections et en cette période de crise, dans quelle mesure les divers candidats sont conscients des enjeux liés à la protection de la nature et quelles actions concrètes ils seront prêts à déployer pour y parvenir.
E. S.

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Jeune lynx boréal/Photo Y.Thonnérieux
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