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Le Courrier de la Nature n°276
- Juillet - Août 2013

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Millefeuille aquatique (Hottonia palustris). Photo Valérie Guittet - SNPN
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Sommaire

Editorial
Vous nous avez écrit...
Echos-Actualité :

- Tigre sauvage : le fauve reprend sa marche en avant (la bibliographie de cet article est téléchargeable ici)
- Expédition sur le septième continent
- Des mesures compensatoires pour réaliser le terminal méthanier de Dunkerque
- Les carriers du Nord-Pas-de-Calais protègent les abeilles
- Inventaire de la biodiversité marine dans l’archipel de Tuvalu
- Le discoglosse à ventre noir israélien change de genre.


Vie de la SNPN


- Zones humides d’Ile-de-France : Bilan des actions menées par la SNPN depuis 2007 par par Elodie Seguin (SNPN)

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- Les déplacements de la faune : 39 fiches espèces qui synthétisent les connaissances par par Romain Sordello (MNHN, Service du patrimoine naturel). La bibliographie de cet article est téléchargeable ici.

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- Quantifier la nature par Jacques Tassin (CIRAD "Environnement et Sociétés")

lire l’introduction...

- La Société d’acclimatation (1854-1939). Une origine du courant naturaliste de protection de la nature en France. 6ème partie par Rémi Luglia (Agrégé et docteur en histoire)


La nature sous l’oeil de... la Société de photographie d’histoire naturelle


Les rendez-vous nature de la SNPN
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Lexique


Editorial


Qui a découvert quoi ?

Une sentinelle du Courrier s’exprime exceptionnellement sur cette page. Mais pourquoi ? Parce que ce numéro, riche en synthèses documentaires (bilan sur le tigre, p. 6, fiches espèces pour la trame verte et bleue, p. 30, dont nous vous recommandons de consulter les bibliographies complètes sur notre site internet, www.snpn.com) touche l’un de ses chevaux de bataille : le respect des sources, et donc des noms et des références bibliographiques…
Car peut-on protéger la nature si l’on n’anticipe pas les divers effets possibles des actions envisagées en faisant ressortir les données fiables et donc en établissant une bibliographie ? Et peut-on respecter la nature ou quoi que ce soit d’autre si l’on ne commence pas par respecter le travail d’autrui en y faisant référence ?
Toute étude scientifique part d’un état des lieux sur le sujet traité et s’appuie ainsi sur les travaux déjà entrepris à ce propos, afin d’en rendre compte avec objectivité. Concrètement, il s’agit de faire le point sur les connaissances en procédant à une recherche bibliographique. Cet exercice de pertinence et d’exhaustivité est nécessaire pour établir de nouvelles hypothèses en commençant par comparer, nuancer, juger, raisonner, remettre en question ou accepter. Il servira aussi à faciliter les études ultérieures.
Mais, au-delà de la stricte exactitude scientifique, il s’agit aussi du respect de la mémoire collective qui permet d’inscrire son propre travail dans une continuité, un processus scientifique, en citant les sources et en établissant, pourquoi pas, une chronologie. On nomme ainsi les prédécesseurs par fair-play, sans parti pris.
Et pourtant, à notre époque d’exhibition médiatique où il est conseillé de mettre son nom, à tort ou à raison, un peu partout dans les médias et sur le Net pour donner l’impression d’exister et d’être au-dessus du lot, c’est si banal d’orienter, par négligence ou non, la mémoire collective, par son choix de sources et de noms, puisque ce qui est médiatisé fait foi. Il est aisé d’omettre des prédécesseurs et de s’attribuer des propos ou raisonnements, surtout dans un contexte où chacun est aveuglé par la sensation de l’urgence de tout (sauf, paradoxalement, de l’urgence écologique…) : il faut faire vite et maintenant, sans plus réussir à voir à long terme ou à regarder ce qui a été réalisé auparavant.
Idéalement (le mot est lancé), dans toute publication, il nous (scientifiques, rédacteurs et éditeurs) reviendrait donc de nous employer à toujours sélectionner et vérifier les sources de manière impartiale pour éviter les écueils de la désinformation. Certes, la tâche est ardue. C’est là un réel exercice d’humilité et d’honnêteté intellectuelle auquel s’astreindre.

Stéphanie Hémery

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Millefeuille aquatique (Hottonia palustris). Photo Valérie Guittet - SNPN
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Documents : clic icone
Bibliographie. Article "Le fauve reprend sa marche" A.Sennepin
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Bibliographie. Article "Les déplacements de la faune : 39 fiches espèces" R.Sordello.
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Bibliographie. Article "Les déplacements de la faune : 39 fiches espèces" R.Sordello.