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Le Courrier de la Nature n°228
- Juillet - Août 2006

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Adénium de Socotra
Photo Boris Presseq

Sommaire

Editorial
Courrier des lecteurs
Echos-Actualité :

- Les trente ans de la loi de protection de la nature
- Organbidexka col libre : vingt-cinq ans de programme Transpyr
- Violence et menaces de mort à l’encontre de Gérard Caussimont (Gérard Caussimont)
- Naturalisme sous les tropiques (Damien Levaillant)
- Guyane : meurtre aux Nouragues
- Cambior : un projet contesté pour la Guyane - A Cilaos, les pétrels se ramassent à la pelle (Christian Jouanin)
- Colloque international sur les écosystèmes forestiers des Caraïbes (François Ramade).

Vie de la SNPN :

- La SNPN en ligne
- Les trente ans de la loi de protection de la nature
- Les ours arrivent dans nos Pyrénées
- Réunion sur la Guyane
- Grand-Lieu : En savoir plus sur le ragondin
- Botulisme


- Laisser faire la nature : exemples dans le parc naturel régional des Vosges du Nord par Jean-Claude Génot, Loïc Duchamp & Sébastien Morelle

- Socotra, Eden du naturaliste par Boris Presseq

- Aux confins de la Grèce, les lacs Prespa, oasis des Balkans par Michèle Lemonnier-Darcemont


La nature dans les écrits de... Nicolas Bouvier
La nature sous le pinceau de... Laetitia Locteau


Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Annonces


Editorial

La loi de la nature
La loi sur la protection de la nature est née un 10 juillet, il y a trente ans. Comme nous le rappelons dans les pages d’actualité, elle est le fruit de l’opiniâtreté d’associations de conservation de la nature, telles que la SNPN. Des textes législatifs ou réglementaires régissaient déjà partiellement notre domaine d’action (lois sur les sites, la chasse, l’eau, les parcs...). Mais « la loi de 76 » fut la première loi spécifique à la protection de la nature et qui déclara que la protection des espaces et la préservation des espèces sont d’intérêt général (article 1).
L’application de cette loi devait nous placer sur une voie ascendante nous menant de degré en degré vers une nature à jamais préservée. Du moins pensions-nous cela à l’époque, avec beaucoup de naïveté, car ceux dont la loi gênait les intérêts apprirent vite à la combattre...
D’autres textes français, des conventions européennes ou internationales, jusqu’à la toute récente Charte de l’Environnement, vinrent progressivement conforter la loi de 76. Mais malgré cet arsenal, deux évènements récents relatés dans le présent numéro du Courrier de la Nature nous interpellent et montrent que le chemin reste parsemé d’embûches : il s’agit tout d’abord des violences des opposants à la réintroduction de l’ours dans les Pyrénées et de leurs exactions impunément commises, comme les menaces de mort proférées à l’encontre de Gérard Caussimont ; plus grave ensuite, en Guyane, le meurtre par des contrebandiers de Domingo Ribamar Da Silva et de Andoe Saakie, deux agents de la réserve naturelle des Nouragues, employés par l’association Arataï.
D’un côté, une nature appauvrie dont on cherche à restaurer la biodiversité en renforçant la population d’ours malgré l’opposition d’une partie de la population locale jouant sur le réveil des peurs ancestrales et sur un régionalisme bien compris (les subventions sans les devoirs !).
De l’autre, un océan de biodiversité aux équilibres fragiles, face à une vague d’immigration clandestine, des populations venues chercher dans cet eldorado touffu un peu de richesse, de sécurité, ou simplement une chance de survivre.
Deux approches, pourrait-on dire, de la destruction de la biodiversité qui témoignent des formes multiples que celle-ci revêt aujourd’hui et dont les causes, qu’elles soient profit ou pauvreté, s’exercent avec une même violence et avec un égal mépris du droit comme de la nature.

M.G.


Laisser faire la nature : exemples dans le parc naturel régional des Vosges du Nord,réserve de biosphère

Jean-Claude Génot, Loïc Duchamp & Sébastien Morelle

Dans le parc naturel régional des Vosges du Nord, une des options en matière de conservation de la nature est le choix de la naturalité. Il s’agit de laisser des sites (rochers, forêts, ruisseaux, friches) en libre évolution quelles que soient les transformations anthropiques qu’ils ont subies dans le passé.
La présentation de quelques exemples de sites bénéficiant de ce type de gestion permet de comprendre que laisser faire la nature ne coûte rien à la collectivité en entretien et peut apprendre beaucoup, par l’observation et le suivi continu, sur ce que sera la nature demain.

Suite dans le numéro 228 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande


Socotra, Eden du naturaliste

Boris Presseq

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L’aloès de Perry

L’île de Socotra, située à 380 km au sud de la côte yéménite, s’est détachée de la plaque africaine à l’occasion de l’ouverture du golfe d’Aden il y a plusieurs millions d’années. Soumise à des processus d’évolution entretenus par des conditions édapho-climatiques particulières, elle abrite une faune et surtout une flore très originales, et présente un taux d’endémisme équivalent à celui des îles Galápagos. La protection de ce milieu naturel, à l’aube du développement économique et surtout touristique de l’île, est le principal défi qui se pose à ses habitants. Essentiellement pêcheurs et éleveurs, les Socotris, ont développé depuis plus de cinq millénaires une identité forte et une grande connaissance de leur environnement. Cet article est une invitation à les suivre.

Suite dans le numéro 228 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande


Aux confins de la Grèce : les lacs Prespa, oasis des Balkans

Michèle Lemonnier-Darcemont

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Les lacs Prespa

Les lacs Mikri et Megali, situés au nord-ouest de la Macédoine grecque, à la frontière avec l’ex-République Yougoslave de Macédoine (ERYM) et l’Albanie, peuvent s’enorgueillir d’une grande richesse faunistique : mammifères prestigieux, poissons, reptiles et amphibiens d’une remarquable diversité. Formant un vaste bassin d’altitude, c’est aussi une zone humide d’importance internationale qui accueille de nombreuses populations d’oiseaux d’eau rares. Contrée à la beauté sauvage et rude, ce site possède un patrimoine naturel, culturel et historique exceptionnel que nous vous proposons de découvrir...

Suite dans le numéro 228 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande

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Adénium de Socotra
Photo Boris Presseq