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Le Courrier de la Nature n°232
- Mars-Avril 2007

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Héron garde-boeuf (Bulbulcus ibis)
Photo Yves Thonnérieux

Sommaire

Editorial
Courrier des lecteurs
Echos-Actualité :

- Paul Géroudet (C. Jouanin)
- Loisirs motorisés (M. Huque)
- Des tulipes sauvées in extremis
- Ecrevisse à pattes blanches et autoroute
- Reach (C. Ruffier-Reynie)
- Nouvelle-Calédonie : coraux au patrimoine mondial de l’humanité ?
- Changement climatique : un colloque pour la Caraïbe
- Grande évasion des plantes ornementales (J. Triolo, J. Tassin, C. Lavergne)
- Deux espèces chez les gorfous sauteurs (T. Deville)

Vie de la SNPN :

- Convention de Berne : temps couvert sur la biodiversité (A. Zecchini)
- Election présidentielle : la nature en questions (J. Untermaier)


- Les changements climatiques globaux et leurs relations avec la crise de l’énergie par François Ramade

- La migration des oiseaux, 2ème partie : Des évolutions parfois rapides par Yves Thonnérieux

- Barrage effacé... biodiversité retrouvée par Gilbert Cochet

- De la protection du loup à la gestion des paysages. 1ère partie : Retour du loup et conséquences sur l’élevage par Alex Clamens


La nature dans les écrits de... Octave Mirbeau
La nature sous le pinceau de... Sylvie Vernageau


Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Annonces - Lexique


Editorial

Début février... Les experts du GIEC viennent de rendre leur rapport sur le réchauffement climatique, bilan de six ans de travaux, mettant en cause sans ambiguïté le rôle de l’activité humaine dans ce dérèglement.
500 experts venus de 130 pays, réunis une semaine à Paris en plein milieu d’un drôle d’hiver, qui viennent appuyer ce que François Ramade, éminent professeur d’Ecologie et président d’honneur de notre association, expose en pages 20 à 23 de ce numéro.
Des conclusions qui confirment également les inquiétudes mises en avant lors du colloque de décembre dernier « Changement climatique : la Caraïbe en danger » (cf p. 14) et qui vont dans le sens de certaines observations du comportement des oiseaux (cf p. 6 et 24-28).
Une analyse qui corrobore enfin d’autres observations, toutes personnelles celles-là, de ces derniers jours. Le 19 janvier, dans les Alpes, en bordure du Parc de la Vanoise, c’est en bras de chemise que je constatais une surprenante reprise de la végétation sur des prairies de pente, plus généralement vouées à cette époque aux descentes à ski. Moins d’une semaine plus tard, le vert tendre des jeunes pousses était recouvert de l’or blanc tant attendu par les stations de sports d’hiver. Celui-ci a d’ailleurs généreusement étalé son manteau neigeux sur une grande partie de notre territoire, provoquant à l’occasion un joyeux chaos routier. En guise de réchauffement, on perdait 30° C en 5 jours. L’hiver aura duré deux jours avant que les températures redeviennent plus printanières.
Chacun y va donc de son constat. Il est vrai que la pluie et le beau temps font partie des sujets de conversation de prédilection de la plupart des gens.
Mais c’est un fait : il fait, et va faire, de plus en plus chaud. Ca en laisse froids certains (généralement ceux qui ont d’autres intérêts à protéger que ceux de la Planète et de l’Humanité), mais d’autres commencent à en avoir froid dans le dos. On réfléchit, on échafaude théories et solutions...
Mais si le temps change, il passe aussi. Et le temps perdu ne se rattrapera pas.
Les mesures drastiques qu’il conviendrait de prendre sont trop souvent gelées, quand il faudrait au contraire brûler les étapes. La lourde machinerie internationale est bien longue à chauffer et nous, nous bouillons d’impatience de voir appliquer le protocole de Kyoto partout et par tous.
Il n’est plus temps de prendre timidement la température ambiante pour savoir quoi faire. Messieurs les dirigeants, n’ayez pas froid aux yeux, sachez prendre vos responsabilités et faire fondre toutes les résistances... Nous vous en serions chaudement reconnaissants !

A. L.


Les changements climatiques globaux et leurs relations avec la crise de l’énergie

François Ramade
Depuis le début de la présente décennie, la résurgence de la crise de l’énergie, en particulier le troisième « choc pétrolier » larvé auquel les économies sont confrontées depuis 2004 et l’occurrence d’accidents climatiques épisodiques de plus en plus fréquents et désastreux (canicules, sécheresses, inondations, cyclones cataclysmiques) ont à nouveau attiré l’attention du profane sur la relation existant entre l’utilisation de l’énergie par la civilisation technologique moderne, le climat planétaire et la préservation d’une qualité de l’environnement compatible avec les objectifs d’un développement durable tel que l’ont défini les grandes institutions multilatérales. Les risques étaient connus de longue date. Quelles priorités se dégagent aujourd’hui ?
Suite dans le numéro 232 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande


La migration des oiseaux - 2ème partie : Des évolutions parfois rapides

Yves Thonnérieux
Un précédent numéro (230, p. 22-26) nous a permis d’évoquer l’origine très ancienne de certaines routes migratoires, dont la genèse est à rechercher au fil des pulsations climatiques de la planète. Ce second volet prend le contre-pied de ce que nous avons dit jusqu’ici, puisque le comportement des oiseaux est capable d’évoluer rapidement en matière de déplacements saisonniers et de colonisations d’aires nouvelles.

Suite dans le numéro 232 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande


Barrage effacé... Biodiversité retrouvée

Yves Cochet
En 1924, le barrage de Maisons Rouges a été construit sur la Vienne à l’aval immédiat de la confluence avec la Creuse. En 1998, pour cet ouvrage devenu vétuste, l’arasement a été préféré à la restauration, notamment pour tenter de favoriser le retour des poissons migrateurs. Les effets bénéfiques de cette destruction se sont faits ressentir sur l’ensemble de la faune aquatique. Une opération véritablement exemplaire des capacités de restauration naturelle de nos cours d’eau.

Suite dans le numéro 232 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande


De la protection du loup à la gestion des paysages - 1ère partie : Le retour du loup en France et ses conséquences sur l’élevage

Alex Clamens
Le loup a disparu de France dans les années trente. Cette éradication a été réalisée sous l’effet de la chasse, des pièges et surtout du poison (de Beaufort 1987). Le retour actuel de ce grand prédateur agite le monde agricole et celui des associations de protection de la nature à l’occasion de chaque été, quand des troupeaux sont attaqués dans les alpages. Les difficultés de cette cohabitation entre le grand prédateur et l’homme sont analysées le plus objectivement possible dans cette première partie. Mais le problème posé par cette recolonisation dépasse de loin la simple opposition entre protection et économie. Il amène à réfléchir sur l’ensemble de la politique de gestion des espaces naturels de notre pays. C’est ce que nous vous proposerons de faire dans une seconde partie, à venir dans un prochain numéro.

Suite dans le numéro 232 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande

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Héron garde-boeuf (Bulbulcus ibis)
Photo Yves Thonnérieux