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Le Courrier de la Nature n°235
- Septembre-Octobre 2007

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Cyprès chauves en Floride
Photo Claude Portelance

Sommaire

Editorial
Courrier des lecteurs
Echos-Actualité :

- Biodiversité : l’Ile-de-France adopte sa stratégie régionale
- Marais poitevin : un programme de conservation des habitats et des espèces
- Manifeste pour la préservation du grand tétras en France
- Biodiversité marine : au secours de la Méditerranée (C. Ruffier-Reynie)
- Grenelle de l’environnement
- Libre opinion : la vie est éphémère (Y. Thonnérieux)
- Mayotte : au secours des lémuriens (C. Ruffier-Reynie)
- CITES : une conférence de plus, ou de trop ! (P. Pfeffer)

Vie de la SNPN :

- Assemblée générale 2007
- Visite de M. Borloo et de Mme Kosciusko-Morizet en Camargue


- Utiliser la génétique pour mieux décrire, comprendre et protéger la nature par Amélia Viricel & Eric Pante

- En Israël, la réserve naturelle de Gamla par Fleur Hall

- Le pic à bec ivoire, un dernier sursis ? par Alain Joveniaux & Henri Gourdin


La nature dans les écrits de... Henri Pourrat
La nature sous le pinceau de... Claire Hagneaux


Agenda
Les rendez-vous nature de la SNPN
Bibliographie
Dernière heure - Petites annonces - Lexique


Editorial

Biodiversité et réchauffement climatique
A juste titre, nous devons nous inquiéter et agir contre les conséquences du réchauffement climatique dû essentiellement à l’émission des gaz à effet de serre et plus particulièrement de gaz carbonique (CO2).
Dès 1974, François Ramade, dans la première édition de son livre Eléments d’écologie appliquée, tirait la sonnette d’alarme sur les conséquences environnementales d’un réchauffement climatique : modification du volume et de la localisation des précipitations s’accompagnant d’une augmentation de la fréquence des orages et des périodes de pluies diluviennes induisant des inondations catastrophiques, accroissement de la fréquence des épisodes de vents violents, de tempêtes et de cyclones, hausse continue du niveau moyen des océans résultant de la fusion partielle des calottes glacières arctiques et antarctiques...
Toutes choses qui auront un effet profond et durable sur la biosphère. L’agriculture mondiale, la biodiversité globale, les ressources en eau seront affectées. Cela se traduira notamment par un impact considérable sur les écosystèmes et leur biodiversité. Le réchauffement provoquera, en effet, de considérables perturbations phytocœnotiques qui auront un impact majeur sur la structure et le fonctionnement des écosystèmes pris dans leur ensemble.
Tous les spécialistes admettent que le maximum de ces effets devrait survenir à peu près dans 50 ans, avec une augmentation de la température moyenne du globe de 5° C, si bien sûr nous ne faisons rien.
Si une telle catastrophe survient que se passera-t-il pour la faune et la flore de notre pays ? Je crains que l’impact sur notre patrimoine biologique soit bien faible, car depuis longtemps ce dernier aura été détruit et banalisé par les activités humaines.
En effet, nous constatons aujourd’hui que les destructions des milieux et des espèces se poursuivent à une vitesse accélérée : urbanisation non maîtrisée, grands aménagements consommateurs d’espaces et fractionnant le territoire, assèchement des zones humides, agriculture industrielle avec utilisation massive de pesticides et d’engrais, pollutions industrielles, gestion des déchets, consommation énergétique, espèces végétales et animales introduites (jussie, ambroisie, écrevisse de Louisiane, ibis...) provoquant un appauvrissement et une banalisation de la faune. Dans cinquante ans, ne restera-t-il pas que les espèces ubiquistes, celles que l’on voit dans nos villes : corneille, pie, pigeon, ramier, les moineaux (et encore), goéland, canard colvert, rat, souris, renard, mouche, moustique, poux et punaises... ?
Tous les Grenelles de l’environnement ne modifieront pas ce déclin annoncé. Faut-il croire en effet que tous les acteurs du développement vont être touchés par la grâce et modifier du jour au lendemain leur comportement, alors que la loi sur la Protection de la Nature a 30 ans, que les directives et règlements européens se sont accumulés ces dernières décennies ? Ne suffit-il pas tout simplement d’avoir la volonté politique de faire appliquer et respecter la loi, plutôt que de compter sur les nouveaux adeptes du développement et de l’aménagement durables qui attribuent encore à ce mot la définition donnée par Littré « Durable : capable de durer longtemps. Ex. des monuments durables » ?
M. Echaubard


Utiliser la génétique pour mieux décrire, comprendre et protéger la nature

Amélia Viricel et Eric Pante
La génétique et la bilogie moléculaire ont pris une place très importante dans la recherche aujourd’hui, dans des domaines aussi variés que la médecine, l’agronomie et la biologie. Leur rôle dans l’étude du vivant ne fait que croître, et le mot génétique résonne souvent avec des sujets tels que les OGM, le clonage ou la recherche médicale. Mais la génétique a aussi d’autres applications. Elle peut ainsi nous aider à mieux comprendre la biodiversité et les mécanismes qui la génèrent.
Suite dans le numéro 235 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande


En Israël, la réserve naturelle de Gamla

Fleur Hall
L’actualité fréquemment agitée d’Israël masque souvent les richesses insoupçonnées de ce pays niché aux portes du Proche-Orient. Et pourtant, malgré les conflits, la préservation de la nature et de la vie sauvage est une préoccupation du gouvernement et des habitants. Il existe en effet cinquante-quatre réserves naturelles et parcs nationaux en Israël, qui est pourtant un petit pays qui ne couvre que 532 km du nord au sud et 115 km d’est en ouest.
Suite dans le numéro 235 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande


Le pic à bec d’ivoire, un dernier sursis ?

Alain Joveniaux & Henri Gourdin
En 1968, Paul Géroudet signait dans Le Courrier de la Nature un article intitulé : "Une lueur d’espoir pour le pic à bec d’ivoire ?". Dans ces mêmes colonnes, en novembre 2005, la nouvelle de la réapparition de l’espèce dans une forêt de l’Arkansas était relayée sous un titre plus tranché : "L’espoir renaît pour le pic à bec d’ivoire". Les recherches que nous menons depuis une dizaine d’années sur les oiseaux d’Amérique du Nord, et l’intérêt que nous portons aux efforts de protection de ces espèces, nous conduisent à préciser les informations publiées en ouvrant une perspective plus large sur une espèce emblématique au bord de l’extinction.
Suite dans le numéro 235 du Courrier de la Nature en vente sur abonnement ou sur commande

Portfolio : clic image
Cyprès chauves en Floride
Photo Claude Portelance