Richesse biologique
Le lac de Grand-Lieu est situé à 14 km de Nantes, à proximité immédiate de sa périphérie urbanisée (Rezé et Bouguenais). Le lac s’inscrit dans un vaste complexe de zones humides, entre l’estuaire de la Loire, le Marais breton, la Brière, l’Erdre ou encore le Marais de Goulaine. Le bassin versant du lac s’étend sur 42 communes (jusqu’en Vendée), couvrant près de 830 km2 (lac compris). Il est drainé par la Boulogne et ses deux affluents – Logne et Issoire – et par l’Ognon. Les eaux du lac s’évacuent vers l’Océan atlantique via l’Acheneau et la Loire.
Le lac occupe une dépression très ancienne, toujours en voie d’effondrement, étendue sur 6300 ha, dont 2700 en réserve naturelle nationale. Ses eaux couvrent la majeure partie de cette superficie en hiver et refluent en été, jusqu’à ne plus occuper que 2500 ha environ. Cette géométrie variable est due à l’ancienneté géologique du relief local, largement érodé, et au comblement avancé de la cuvette. La profondeur maximale du lac est effectivement de l’ordre de 1,50 m en été, pour 2,5 à 3,5 m en hiver.
Les connaissances actuelles sur les différentes classes animales et végétales à Grand-Lieu sont loin d’être homogènes. Les oiseaux sont bien suivis, non seulement car les premiers inventaires ont été effectués dès les années 1850, mais également parce qu’ils ont constitué une des raisons majeures pour le classement du site en réserve naturelle. Aujourd’hui, les oiseaux restent un sujet d’étude privilégié.
La flore supérieure a été détaillée également à plusieurs reprises et le dernier inventaire est très récent. Il manque cependant de connaissances plus spécifiques sur certaines espèces caractéristiques du site, et sur l’évolution globale des différents cortèges phytosociologiques.
Les poissons sont connus non seulement par l’activité de pêche professionnelle, mais ont aussi fait l’objet de pêches électriques récemment, permettant de penser que la connaissance que nous en avons est relativement satisfaisante en terme d’inventaire.
Pour les mammifères, dont les chiroptères, nous disposons actuellement d’une liste des espèces observées, qui est encore incomplète. Il est en effet probable que quelques espèces peu fréquentes ou difficilement observables (micro-mammifères, certains chiroptères) soient passées inaperçues. Mais comme le montrent les récentes prospections, il est certain que le lac constitue une zone d’alimentation primordiale pour les chiroptères.
Il existe une liste assez complète des odonates de Grand-Lieu, ainsi que des données sans doute fiables pour les amphibiens et les reptiles. Pour ces deux groupes d’espèces, néanmoins, nous n’avons que très peu de données sur l’abondance des différentes espèces. Enfin, en ce qui concerne les autres classes, et en particulier les invertébrés (hors odonates), les inventaires sont très incomplets et sont établis sur la base de données ponctuelles...